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il lie se compose 11ne île barbes espagnoles. el il est lisse de maniéré a lais-ser passer l'air a travers les mailles ipii forment son réseau. Les parents ontcompris que la chaleur excessive qui approche incommoderait leurs petits;aussi placent-ils leur nid du côté du uord-est; mais dans les régions moinschaudes que la Louisiane , telles que la Pensylvanie el l’État de New-York, ils leplacent toujours vers le midi, et tapissent l’intérieur avec de la laine et du cotonLe Baltimore a des mouvements gracieux qui n’appartiennent qu’à lui ; on levoit courir à petits pas légers, se cramponner aux branches dans tous les sens,et allonger le bec pour saisir un Insecte, en s’accompagnant d'un chant qui secompose de dix notes, hautes, pleines et douces. Avant leur émancipation, lespetits sortent du nid, s’accrochent aux branches comme des Piverts , et suiventleurs parents qui les nourrissent pendant quelques jours. Les Insectes au prin-temps, les fraises et les cerises en été, les ligues et les mûres en automne, four-nissent au Baltimore une nourriture abondante. Il émigre dans le sud, où ilpasse l’hiver, et revient après l’équinoxe aux États-Unis .
Le Troupiale varié (Oriolus varius, de Linné), nommé communémentEtourneau des vergers, présente de grandes variétés dans ses couleurs selon l’âgeet le sexe de l’Oiseau ; le mâle ne possède sa livrée définitive qu’au troisièmeprintemps ; il a six pouces de longueur, le bec bleuâtre, arqué sur sa longueur,le plumage noir, le bas du dos, la croupe et le ventre brun marron; les pennessecondaires sont bordées de blanc.—Cet Oiseau, inférieur au Baltimore , par lesnuances moins vives de sa robe, lui est supérieur peut-être sous le rapport del’industrie architecturale : son nid a des contours plus gracieux, il pèse à peineune demi-once; c’est sur un arbre fruitier qu’il le place ordinairement. Mais ilarrive quelquefois que des circonstances locales l’obligent à nicher sur un arbredont les rameaux ont beaucoup moins de solidité, tel que le saule pleureur,par exemple; c’est alors que son industrie se développe par la nécessité, et quel’instinct devient une véritable intelligence. D’abord le couple témoigne unegrande affliction; on voit les époux tourner, avec des cris plaintifs, autour del'arbre qu’ils sont réduits à adopter pour séjour; ils l’examinent longtemps etsemblent tenir un conseil de famille pour discuter les moyens à employer.Buis, avec des brins d’herbe, ils lient en fardeau les branches menues et flexi-bles du saule, forment avec elles une sorte de panier conique, et c’est dans cepanier qu’ils placent leur nid; au lieu de lui donner une forme hémisphériquecomme ils le font sur les arbres fruitiers, ils le fabriquent plus allongé et ser-rent moins son tissu pour le rendre plus élastique et plus propre à se confor-mer aux mouvements des rameaux agités par le vent.
Le Carouge Jamacaï (Oriolus Jiimacnu, de Linné ) appartient aussi à unesection du genre Cassique. Il a huit pouces de longueur, les parties supérieuresjaunes, avec la tête; les rémiges, une bande sur le dos et lesrectrices d’un noirpur; les parties inférieures sont jaunâtres ; la gorge, le devant du cou, le becel les pieds noirs. Cet Oiseau ne se trouve que dans certaines parties du Brésil ;sa voix est mélodieuse autant que son plumage est brillant. Il vit par troupesdans les plaines, sur les goyaviers, dont il recherche le fruit à cause de sapulpe aromatique et sucrée. Les semences du goyavier ne perdent point leurfaculté germinative après avoir été soumises dans l'estomac de l'Oiseau au Ira-