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Deuxieme partie.
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défend quand on veut le saisir, et sa morsure, sans être venimeuse, peut offrirquelque danger, car il ne lâche prise qu’après avoir emporté la pièce; en outre,sa queue, longue et flexible, l'ail l’office d'un fouet vigoureux et cause une sen-sation très-douloureuse à ceux qui en sont frappés. 11 vit presque constammentsur les arbres, se nourrit de fruits, de grains et de feuilles. La femelle pondses œufs dans le sable.

Les Basilics ont sur le dos et la queue une crête continue et élevée, soutenue parles apophyses épineuses des vertèbres.— LcBasilica capuchon ( Laccriaba-siliscus de Linné) est un Saurien de la Guyane , qui se reconnaît à une proémi-nence membraneuse en forme de capuchon, couronnant sa nuque ( de là lenom de Basilic ou petit roi) ; son corps est bleuâtre, avec deux bandes blanches,une derrière l’œil, l’autre derrière les mâchoires, qui se perdent vers l’épaule.Il se nourrit de graines et court avec facilité sur les arbres, en sautillant debranche en branche. Ces habitudes presque aériennes sont favorisées par ladilatabilité de son capuchon qui, en augmentant son volume, le rend plus lé-ger. Son séjour n’est, cependant pas borné au milieu des bois; il va à l’eau etnage parfaitement. « Bien loin de tuer par son regard, comme l’animal fabu-leux dont il porte le nom, il doit être considéré avec plaisir, ditLacépède, lors-que animant la solitude des immenses forêts de l’Amérique , il s’élance avec ra-pidité de branche en branche, ou bien lorsque, dans une attitude de repos, ilse pare, pour ainsi dire, de sa couronne aux yeux de ceux qui le regardent,agite mollement sa belle crête, la baisse, la lève, et, par les différents reflels deces écailles, renvoie de douces ondulations de lumière. »

Famille des Geckos. — Les Geckos sont des Lézards nocturnes dont lecorps est aplati, la tête large et déprimée, les yeux gros et saillants, les mâ-choires garnies d’une seule rangée de dents, la langue non extensible. Leurmarche est lourde et rampante; leurs doigts, presque égaux et ornés d'onglesrétractiles, sont garnis en dessus de replis de la peau, à l’aide desquels ils adhè-rent aux corps sur lesquels ils marchent.

Le Gecko des maisons (Lacerta gecko, de Hasselquist) est long d’un piedau plus; son corps est déprimé, large et trapu, lisse, d’un gris roussâtre piquetéde brun; ses écailles elles tubercules qui hérissent sa peau sont très-petits,sa queue est ronde; il porte sous les cuisses une rangée de grains poreux; sesdoigts sont élargis en disque à leur extrémité seulement, et le dessous est striéen éventail; le milieu de la plaque est fendu, et l’ongle est placé dans la fis-sure; tous les doigts sont armés d’ongles fort crochus. — Cet animal est com-mun dans les villes de l’Orient ; il se tient dans les parties humides et sombres(les maisons, et reste quelquefois collé au plafond. Le Gecko est nommé enEgypte le Père de la Lèpre [Abou burz), parce que les habitants croientqu’il donne ce mal en empoisonnant avec ses pieds les aliments, et surtout lessalaisons, dont il est très-friand. Ce qu’il y a de vrai, c’est que son passagesur la peau de l’homme y laisse des rougeurs et des pustules enflammées. Cuvierpense qu’on peut attribuer cette action caustique au frottement de ses onglesaigus et rétractiles; mais Hasselquist a remarqué que le venin est exhalé parla surface des doigts : il a vu au Caire , en ^50, deux femmes et une fille quifurent sur le point de mourir pour avoir mangé du fromage sur lequel cet