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corps, et le cerveau ne la remplit pas à beaucoup près: entre les parois et lecerveau se trouve une masse spongieuse et grasse, très-volumineuse. Les Joliesqui composent le cerveau sont placés à la lile les uns des autres, et représententune espèce de double chapelet : on y distingue un cervelet, des hémisphèrescérébraux, des lobes optiques ; et en arrière de toutes ces parties, des lobesappartenant;» la moelle allongée.
La quantité d’oxygène consommée par les Poissons dans l’acte de la respi-ration est peu considérable. Cependant il en est plusieurs auxquels ne su (litpas celle qui est dissoute dans l’eau ; ceux-là viennent, de temps en temps res-pirer à la surface : il y a même des espèces qui avalent l’air, et convertissentl’oxygène en aqide carbonique, en le faisant passer au travers de leur intestin.Lorsque les Poissons sont retirés de l’eau, ils ne tardent pas à s’asphyxier parsuite de l’affaissement des lames de leurs branchies, et surtout à cause de leurdessiccation, double circonstance qui les rend impropres à fonctionner et à selaisser traverser par le sang.
Quant à l’appareil nutritif, il présente les mêmes viscères que chez les au-tres Vertébrés ; la bouche n’est entourée d’aucune glande salivaire, mais elleest garnie de dents, qui occupent non-seulement les mâchoires, mais encore lepalais, la langue et l’arrière-bouche; ces dents n’ont pas déracinés: elles sontsoudées avec l’os (pii les porte; elles tombent à certaines époques, et sont rem-placées par de nouvelles dents.
Enfin, pour compléter ces notions générales, nous vous citerons une parti-cularité fort remarquable dans l’organisation des Poissons , c’est l’existenced’une vessie pleine d’air, laquelle, en se comprimant ou en se dilatant par lesmouvements des côtes, fait varier le volume et par conséquent, la pesanteurspécifique du Poisson , qui peut ainsi, à volonté, rester en équilibre, descendreou monter dans l’eau. Ce sac, nommé vessie natatoire , est placé dans l’abdo-men sous la colonne vertébrale; il communique ordinairement, avec l’estomacpar un canal à travers lequel l’air contenu dans son intérieur peut s’échapper,mais ce gaz n’y pénétre pas par cette voie : il est exhalé par les parois mêmesdu réservoir.
L’inunense classe des Poissons est, de toutes les classes du Règne animal,celle dont la classification offre le plus de difficultés. Nous allons d’abord vousfaire connaître les caractères des ordres qui la composent, et nous vous présen-terons ensuite l’histoire des espèces les plus intéressantes appartenant à chacunde ces ordres.
Les Poissons se divisent naturellement en deux séries bien distinctes; celledes Poissons dont le squelette est osseux, et celle des Poissons dont le squeletteest cartilagineux, ou même presque membraneux. Les Poissons osseux formentsix ordres, qui se composent de tous les Poissons ordinaires.
Le premier ordre des Poissons osseux est celui des Acinvhopiénjgirns, ainsinommé à cause de ses nageoires dorsales, soutenues par des rayons épineux.Lorsqu’il n’y a qu’une nageoire dorsale, les rayons épineux en soutiennent aumoins la moitié antérieure; lorsqu’il existe deux nageoires dorsales, la premièreest entièrement soutenue par des rayons épineux. A cette grande division ap-partiennent les trois quarts des Poissons connus, tels que les Perches, les Bars,ri. 33