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Deuxieme partie.
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INT UODIJCTION.

SOI

que la Larve , la Nymphe et l'Insecte parfait sont peu différents l'un de l'autre :la larve est sans ailes; la nymphe en offre qui commencent à croître; l’In-secte parfait a tous ses organes complètement développés : telles sont les Pu-naises. Enlin quelques Insectes, comme les Parasites , naissent avec les formesqu'ils doivent conserver toute leur vie.

Les mœurs des Insectes présentent aux curieux un spectacle récréatif, d’unevariété infinie, au philosophe religieux un sujet inépuisable de méditations.Vous avez vu, quand nous avons visité l'Ecole de Botanique, l’existence des In-sectes liée à celle des végétaux, et la fécondité des Fleurs dépendre de ces mes-sagers ailés, qui portent le pollen de l'une, à l'autre : ce fait n’est qu’un frag-ment de leur histoire. Nous étudierons leurs industries, leurs associations,leurs ruses offensives et défensives, leurs instincts merveilleux, auxquels suppléequelquefois une véritable intelligence, lorsqu’ils se trouvent placés dans descirconstances accidentelles ou imprévues. Nous choisirons les exemples les plusfrappants et les plus faciles à observer, car si nous voulions vous donner l'his-toire complète des soixante mille espèces d'insectes que l’on connaît, il nousfaudrait un gros volume pour chacune d’elles.

Leur classification a été l'objet des travaux d'un grand nombre de natura-listes, à la tète desquels nous placerons Linné . Latreille, qui fut l’un des pro-fesseurs de ce ' ”, et dont nous vous parlerons bientôt, a perfectionné la

méthode de Linné , qui ne reposait que sur les caractères tirés des ailes; il y aajouté ceux que fournissent les parties de la bouche et les métamorphoses.— Lepremier ordre est celui des Coléoptères, dont le Hanneton peut être regardecomme le type; la bouche est conformée pour mâcher; il y a quatre ailes, dontles deux supérieures en étui, et les deux inférieures pliées seulement en travers.— Le deuxième ordre est celui dos Orthoptères, qui ne diffèrent des précédentsque par leurs ailes pliées en long, quelquefois même en long et en travers : laSauterelle en est nu exemple. — Le troisième ordre est celui des é\évroplères.qui se distingue des deux précédents eu ce que les quatre ailes sont transpa-rentes, membraneuses, à peu près égales entre elles et veinées en réseau : tellessont les Demoiselles. — Le quatrième ordre est celui des Hyménoptères, danslequel la bouche est conformée pour sucer ; les quatre ailes sont membraneuses,transparentes, inégales entre elles; et leurs nervures, au lieu de former unréseau à mailles régulières, comme dans les Névroptères , forment des cellulesallongées : leurs mâchoires sont organisées pour la succion , mais leurs man-dibules sont propres à la mastication. Nous citerons pour exemples l'Abeille, et laGuêpe. —Le cinquième ordre est celui des Lépidoptères, qui comprend les Insectessuceurs, dont les quatre ailes sont couvertes d’une poussière colorée, et dont labouche est munie d’une trompe en spirale : tels sont les Papillons. — Lesixième ordre est celui des Hémiptères . Insectes suceurs dont les ailes ante-rieures sont ordinairement en forme de demi-étui, et dont la bouche estarmée d'un bec conique : telles sont les Punaises terrestres et aquatiques. — Leseptième ordre est celui des Hhipiptères, Insectes suceurs qui ont deux ailesplissées en éventail : tel est le Sitjlops. — Le huitième ordre est celui desDiptères, Insectes suceurs qui n’ont aussi que deux ailes, mais chez lesquelsces deux ailes ne sont point plissées ; telles sont les Mouches. — Le, neuvième