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Deuxieme partie.
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I N S VA'. T K S C 0 L É 01* T K l( V S.

On trouve sur nos côtes maritimes un Coléoptère carnassier «pii vit sons desroches au milieu de la mer, et qui y respire de l'air sans être obligé de remon-ter à la surface de l’eau : c'est le Blcmus fulvescrm, dont, le corselet est en formede triangle renversé et tronqué, et dont les mandibules, Irès-développées, sontprolongées au delà du labre. Cet animal a des trachées respiratoires latéralesqui extraient l’air de l’eau par leurs menues ramifications ; l'oxygène inspiré estchangé en acide carbonique; au moment de l'expiration, il est dissous immé-diatement par l’eau, et en chasse l'oxygène qui y était contenu, et qui, devenulibre, entre dans la trachée. Cette explication ingénieuse est due à M. l)utro-cliet, et peut s’étendre à tous les Insectes aquatiques. Le Carabe maritime dontnous parlons est en outre hérissé de poils qui retiennent des bulles d'air quandla mer s’est retirée, et facilitent l’existence de l'Insecte, en conservant autourde son corps une atmosphère respirable.

Les Coléoptères pentamères, carnassiers, aquatiques, forment, après lesCi-cindèles et les Carabes, une troisième tribu, composée des genres Dyiisqtie, deGeoffroy, et Gijrin, de Linné . Les pattes de ces animaux sont propres à nager;les postérieures sont en forme de rames, c’est-à-dire qu'elles sont comprimées,et que les tarses sont garnis de cils et terminés par deux crochets inégaux.Des mâchoires puissantes leur servent à déchirer la proie vivante dont ilsse repaissent avec voracité. Leur corps est ovale ; leurs mandibules sont pres-que entièrement recouvertes, et leurs yeux peu saillants. Les Larves ont le corpslong et étroit, deux petites antennes, six yeux lisses, rapprochés, et six piedsvelus; elles vivent dans l’eau des lacs et des marais, et en sortent pour se mé-tamorphoser en Nymphes. L’animal, passé à l’état parfait, retourne dans l’élé-ment où il est né. Il nage très-bien, remonte aisément à la surface de l’eau;respire en renversant son corps, élevant un peu l’extrémité de ses étuis, ouinclinant le bout de son abdomen, afin que l’air s’insinue dans les stigmates,et, de là, dans les trachées. Les Carnassiers aquatiques sortent de l’eau vers lesoir, et viennent à terre; on les voit, même quelquefois entrer dans les mai-sons, attirés par la lumière.

Les Dtjtisqiles ont les antennes en filet, plus longues que la tête, les piedsde la première paire plus courts que les suivants, et les derniers terminéspar un tarse comprimé, allant en pointe. Le Dytisque boudé ( Ihjiiscnsmarginalis , de Linné) a plus d’un pouce de longueur; son corps est noir endessus, d’un brun jaunâtre en dessous; les bords du corselet et des élytres sontjaunâtres. Chez la femelle, les élytres portent dix cannelures prononcées, etne se prolongent qu’aux deux tiers de la longueur de l’élytre; chez le mâle, iln’y a, sur les élytres, que deux à trois stries ponctuées et à peine marquées.Le mâle se distingue encore de la femelle par ses quatre premières pattes dontle tarse a ses trois premiers articles élargis et spongieux en dessous. Le frontprésente une tache jaune, en forme de V renversé.—Cet Insecte se trouve com-munément aux environs de Paris . On peut le conserver dans un bocal en lenourrissant avec de la chair de Bœuf crue, sur laquelle il se jette avec avidité,et dont il suce le sang de manière à ne laisser que les libres. Il indique les va-riations de l’atmosphère par les diverses hauteurs qu’il occupe dans sonbocal.