ment aplatis ; la tête est grande, année de mandibules vigoureuses ; le corse-let est aussi large que l’abdomen; celui-ci porte vers son extrémité deux vési-cules coniques et velues, que l’animal fait sortir et rentrer à volonté, et dont ils’échappe une vapeur subtile, qui, dans quelques espèces, est très-odorante.Ces Coléoptères relèvent facilement le bout de leur abdomen, et lui donnenttoutes sortes d’inflexions ; ils s’en servent surtout pour pousser leurs ailes sousleurs élytres et les y faire rentrer.—Les Stapbylins vivent, pour la plupart, sousles pierres, dans la terre, le fumier, la fiente des animaux; d’autres se tiennentdans les champignons et les plaies des arbres; quelques-uns habitent les lieuxaquatiques; et l’on en rencontre de très-petits sur les fleurs. Tous sont vo-races, agiles, s’envolent facilement, marchent vite, et les mouvements variésde leur abdomen leur donnent une physionomie qui vous les fera reconnaîtrepartout.
Staphylin bourdon.
La plus belle espèce, et l’une des plus grandes, est le St a ru y i, i n bo u ii don(Staphylinus hirtus, de Linné). Il est long de dix lignes, noir, très-velu, avecle dessus de la tête, du corselet et les derniers anneaux de l'abdomen couvertsde poils épais, d’un jaune doré et lustré ; les élytres sont d’un gris cendré, avecla base noire; le dessus du corps est d’un noir bleuâtre; le corselet est pluslarge que long, presque demi-circulaire; les antennes sont plus courtes que lecorselet, et grossissent très-sensiblement vers l’extrémité. On le trouve, maisassez rarement, dans les lieux sablonneux du nord de l'Europe .
Staphvlin odorant.