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Deuxieme partie.
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INSECTES COLÉOl’TÈKES.

Le Tauimn stiué (Elaler strialus, de Fahricius) est mie grande espece deCayenne , longue d'un pouce, noire, couverte partout de poils ras, fauves, quilui donnent un aspect poudreux; ils sont plus fournis sur les parties latéralesdu corselet et des élytres, et y forment, de chaque côté, une bande longitudi-nale blanchâtre; les élytres portent chacune six stries saillantes sur le dos des-quelles règne une ligne de poils blancs; les antennes sont d’un noir mat. — Laplus curieuse de toutes les espèces est le Tauimn cccujo • Etaler nodilucus,de Linné), qui habite l'Amérique méridionale. Cet Insecte est long de plus d'unpouce, d’un brun obscur avec un duvet cendré ; de chaque côté du corselet, prèsde ses angles postérieurs, il y a une tache jaunâtre, ronde, convexe, luisante;les élytres portent des lignes de petits points enfoncés. Les taches du corselet,et surtout le point de jonction de l'abdomen avec le sternum, répandent pen-dant la nuit une lumière très-vive, qui permet de lire l’écriture la plus line ,surtout si on réunit plusieurs de ces animaux dans le même vase : c'est à lalueur de ce (lambeau naturel que les femmes font leurs ouvrages; elles placentaussi ces singuliers Insectes comme ornement dans leur coiffure, pour leurspromenades du soir. Quand un Indien fait un voyage nocturne, il en attache àsa chaussure, pour éclairer sa marche. Le Taupin cncujo , nommé parles colonsMouche lumineuse, est quelquefois transporté en Europe à l'état de nymphe,sous l’écorce des bois qu’on y envoie des Antilles, et les mémoires de l’Acadé-mie des sciences font mention d'un individu de cette espèce qui se métamor-phosa à Paris dans un chantier du faubourg Saint-Antoine, et mit en émoitout le voisinage par la lumière éclatante qu'il jetait autour de lui. Ce Taupin,ainsi que plusieurs autres, nuit aux plantations de cannes à sucre, dont il briseles parties ligneuses avec ses mandibules, pour parvenir jusqu’à la matièresucrée.

Famille des Malacoiiehmes. — Les Coléoptères pentamères qui com-posent cette famille ont, comme les Sternoxes, la tète engagée dans le corselet,mais le premier anneau de celui-ci n’est point dilaté et avancé en manière dementonnière. Leurcorps est ordinairement, en toutou en partie, de consistancemolle ou flexible. Cette famille comprend cinq grands genres: les Cébrions,les Lampyres, les Mélyres, les Clairons et les Ptines.

Les Cébrions ont les mandibules terminées par une pointe entière, et leurspalpes ne s’élargissent pas vers le bout: ils se rapprochent des Taupins par lestylet du premier anneau de leur corselet, qui s'enfonce dans une rainure dusecond, et par les angles postérieurs du corselet qui sont prolongés en pointe.Les antennes sont plus longues que la tète et le corselet; les pieds ne se ra-massent pas sous le corps. Le Cébiuon géant (Cebrio giyas, de Fabri-cius) est long d’un pouce; la tête et le corselet sont noirâtres et un peu velus;les élytres sont d’un rouge de brique, ainsi que l’abdomen et les cuisses; leursurface est pointiliée, presque striée; la poitrine et les pattes sont noirâtres, lecorps est ovale oblong. Cette espèce est commune dans le midi de la France ,où on la trouve en quantité après les pluies d'orage. Ses habitudes sont in-connues. La femelle diffère beaucoup du mâle : les antennes de celui-ci sontfiliformes, de onze articles, dilatés en dents de scie, à l’angle intérieur de leurextrémité; les antennes de la femelle sont très-courtes, en massue, et composées