Band 
Deuxieme partie.
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335
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L’Ateuchus sacré.

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I.’Atf.ucii us sacré (Scurabteus sucer, de Linné ) est noir; le chaperona ses bords découpés en six dents; le vertex de la tôle a deux tubercules:le corselet est lisse; les jambes antérieures ont quatre dents au côté externe,une pointe au bout, et de très-petites dents au côté interne; les élvtres n'ontque de faibles apparences de stries. — Cet Insecte habite le midi de l'Europe ,mais on le trouve aussi dans toute l'Afrique, et notamment en Egypte , dont lesanciens habitants l’employaient comme une sorte d'amulette, et comme un signehiéroglyphique, aussi bien que comme un objet de culte religieux. On renfer-mait quelquefois ces Scarabées dans les cercueils des morts, et plus souventencore on plaçait, auprès du cadavre l’effigie de l’Insecte, gravée sur des pierreset des métaux précieux, tels que l’or, la cornaline et l’onyx. Tous les monu-ments de l’Egypte représentent le Scarabée sacré, sculpté ou peint dans diversespositions, et souvent avec des dimensions gigantesques. Quelle était la raisonde ce culte singulier? Les Egyptiens voyaient-ils dans cet Insecte l’emblème dela Providence qui veille à la conservation des espèces? Etablissaient-ils une si-militude entre un animal naissant du sein de la matière corrompue, et les ri-chesses végétales de leur pays, sortant du limon du Nil ? L’adoraient-ils comme lemessager du printemps, annonçant, par son apparition, le réveil de la nature?Quelle que soit la vraisemblance de ces diverses conjectures, le Scarabée sacren’était pas la seule espèce en possession de ces honneurs fondes sur la super-stition. On a récemment découvert dans le Sennaar un autre Ateuclms qui pa-raît avoir fixé l’attention des Egyptiens avant le Scarabée sacré, c’est celuique Latreille a nomme VAteuclms des Éflyuiims : il est vert, avec une teintedorée; son vertex n’offre qu'une faible éminence allongée, lisse et très-luisante;le corselet, à l'exception du milieu du dos, est entièrement ponctué, et mêmechagriné latéralement, avec les bords dentelés ; les intervalles des stries desélytrès sont en outre finement chagrinés, et offrent des points enfoncés, asseznombreux et assez larges.