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Deuxieme partie.
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INSECTES COEEOl'l'EUES

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A l’étal de larve, ils rongent pendant deux, trois et quelquefois quatre annéesconsécutives, les racines tendres des plantes annuelles, celles des plantes vivaceset même des arbres les plus durs, et finissent par faire périr les végétauxqu’ils attaquent ainsi. Les larves cessent leurs dégâts en hiver ; elles s'enfoncentprofondément dans la terre, et se forment une loge, à l’intérieur de laquelle elles[lassent cette saison, sans prendre aucune espèce de nourriture. Ces animaux,devenus Insectes parfaits, n’attaquent plus les racines, mais ils détruisent lesfeuilles et les jeunes tiges, et rendent quelquefois secs et arides des bois qui,quelques jours auparavant, étalaient une riche verdure. Les Hannetons com-muns passent la plus grande partie de la journée, immobiles et comme engour-dis, attachés aux branches et aux feuilles des arbres; ils prennent rarementleur essor quand le temps est chaud et sec; mais après le coucher du soleil, ilsvolent, en bourdonnant, d’un arbre à l'autre; leur vol lourd et inconsidéré estdevenu proverbial. Ils ne cherchent point à éviter les obstacles qu’ils rencon-trent, se heurtent contre eux, s’abattent du choc, et se relèvent bientôt. CesInsectes, parvenus à l’état parfait, vivent à peine huit jours, et l’espèce ne semontre guère que pendant un mois. La femelle creuse en terre, à l’aide de sespattes de devant, armées de très-fortes dents, un trou de six pouces de profon-deur ; elle y dépose une centaine d’œufs les uns à côté des autres, puis les aban-donne et revient sur les arbres; mais dès ce moment elle cesse de se nourrir,et meurt deux jours après avoir pondu.

Les larves qui éclosent de ces œufs sont allongées, molles, et d’un blancsale; elles ressemblent à celles du A ’asicorne, et portent comme elles le nom deVers blancs : elles ont six pattes courtes, une tôle grosse, écailleuse, deux an-tennes de cinq articles, et neuf stigmates de chaque côté; elles paraissent êtreprivées d’yeux. Leur corps est composé de treize anneaux assez apparents.Elles vivent trois ou quatre ans dans cet étal, s’attachant aux racines des ar-bres, et les rongeant tant que dure la belle saison ; en automne, elles s’enfoncenten terre; aux approches du printemps, elles quittent leur retraite, et remon-tent à un demi-pied de terre pour ronger encore les racines des végétaux. Lors-qu’elles ont pris tout leur accroissement, à la tin de la troisième année, ellescessent de manger, descendent à dix-huit pouces ou deux pieds de profondeur,se construisent une loge très-unie, qu’elles tapissent de leurs excréments et dequelques lils de soie, se raccourcissent, se gonflent, quittent leur peau, et sechangent en une chrysalide, à travers l’enveloppe de laquelle on distingue très-bien tous les organes que doit posséder l’Insecte parfait. Dès le mois de février,le Hanneton déchire son enveloppe, perce la coque, et en sort sous sa dernièreforme; mais il est jaunâtre et mou. 11 reste quelque temps encore sous terre,et s’y délivre de sou humidité superflue; il s’approche peu à peu de la surfacedu sol, et il n’en sort toutâ fait ([lie lorsqu'il y est invité par la douce chaleur dusoleil de mai.

On a proposé bien des recettes pour détruire, ou du moins diminuer les my-riades de Hannetons qui infestent nos bois et nos jardins : les uns 011L employéla vapeur du soufre, les autres ont planté des laitues autour des arbres, afind’attirer les Vers blancs, pour les enlever ensuite en déracinant ces [liantes;d’autres entourent de suie le pied des jeunes arbres, d’autres emploient la bouille,