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Deuxieme partie.
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5ii INSECTES COLÉOl’T ÈRES.

Les Cétoines ont le corselet en trapèze; le boni extérieur des elytres offreprès de leur base un sinus remarquable, qui reçoit une pièce du corselet, la-quelle se prolonge en dessus ; le corps est ovale, le menton carré, le chaperonétroit et allongé, le corselet se prolonge en pointe entre les pattes de la deuxièmepaire.—Telle est l’E mer a uni n e ou Cétoine douée (Scarabœus anrains, deLinné) que vous avez bien des fois rencontrée sur les fleurs, et surtout surcelles du Sureau et de la Rose ; elle est longue de neuf lignes, d’un vert dorébrillant en dessus, d'un rouge cuivreux en dessous, avec des taches Manches surles élytres. Cet Insecte n’est, pas nuisible comme les Hannetons : l’Insecte parfaitsuce la liqueur mielleuse renfermée dans les fleurs; la larve vit dans le terreaugras et humide qui se trouve au-dessous des habitations de la Fournit fauve(Formica rufa, de Linné ); et ce qui pourra vous paraître singulier, c’est queles Fourmis, qui non-seulement mettent en pièces les petits animaux tombésdans leur domicile, mais encore vont les chercher et les attaquer au dehors,respectent la larve et la nymphe de la Cétoine dorée. Aussi dans quelquespays désigne-t-on cet Insecte sous le nom de roi des Fourmis ; AVilhiam dit queles marchands de bestiaux, en Allemagne , lui attribuent des vertus surnatu-relles, et qu’ils le nourrissent dans des boîtes afin que leur bétail se maintienneen prospérité. — Nous ne quitterons pas les Cétoines sans vous citer la Cé-toine drap mortuaire ( Scarabœus sticlicus , de Linné) qui est très-commune sur les Chardons; elle est longue de cinq lignes, noire, un peu velue,avec des points blancs; ceux du ventre sont dispersés sur deux ou trois lignes.—Quant aux Cétoines exotiques, dont le Muséum possède une magnifique collec-tion, nous vous dirons seulement qu’un grand nombre d’entre elles brillent desplus riches couleurs mé es : du reste, leurs mœurs sont analogues à cellesdes Cétoines d’Europe.

Les Golinths, qui appartenaient autrefois au genre des Cétoines, en ont étéséparés à cause de leur corselet presque rond, de leurs élytres à bords droits,sans sinus remarquable près de leur base, et de leur chaperon très-avancé,divisé en deux lobes, ayant l’apparence de cornes. Ce sont de grands et beauxLamellicornes, qui habitent la zone torride des deux continents. — Le Go-liath de Drury ( Celonia Goliath, de Fabricius) a la tète noire, mais cou-verte d’une poussière écailleuse serrée, d’un blanc sale. Le corselet est brun,rayé de blanc; les élytres sont brunes, avec un peu de blanc sale à leur base;le dessous du corps est d’un vert foncé. On trouve ce magnifique Insecte àSierra Leone . — Le Goliath cacique (Celonia cacica, de Fabricius) a lecorselet jaunâtre, rayé de noir; les élytres sont d’un blanc argenté, avec tousles bords noirs. Il nous vient de l’Amérique méridionale.

Le genre Lucane , qui forme la seconde tribu de la famille des Lamellicornes,a la massue des antennes composée de feuillets ou de dents disposés perpen-diculairement sur l’axe, en manière de peigne ; les antennes sont de dix articles,dont le premier est beaucoup plus long : les mandibules sont toujours cornées,ordinairement plus grandes dans les mâles que dans les femelles ; les tarsessont terminés par deux crochets égaux simples, avec un petit appendice ter-miné par deux soies dans l’entre-deux. Cette tribu ou section comprend lesLucanes proprement dits et les t'assoies. — Dans les Lucanes , les antennes sont