3î8 INSECTES CÜLÉOI*TÈUES.
Eh Pimélie p ointi llée (Aids punctaia, de Fabricius; est une espèce dumidi de l'Europe , dont le corps est luisant. Le corselet et les élytres présententdes enfoncements irréguliers; le corselet est ridé sur ses bords latéraux, dontles deux angles postérieurs s’allongent en pointe; les élytres portent des gra-nulations formant une ligue assez vague le long de leur côté extérieur; ellesne se rejoignent pas à leur extrémité, et forment par leur écartement deuxpointes courtes.
Les Blaps ont les palpes maxillaires terminés par un article manifestementdilaté en manière de triangle ou de hache; ils sont privés d’ailes; leur corpsest oblong; leur corselet presque carré, et leur abdomen est embrassé latérale-ment par les élytres, qui se prolongent ordinairement au delà en une pointesemblable à une espèce de queue.
Le Blaps porte-malheur.
Tel est le Blaps po iite - m a lu e u k ( Tenebrio morlisaija, de Linné ), qui estlong d environ dix lignes, d'un noir peu luisant, uni, simplement pointillé endessus; le corselet est presque carré, scs côtés sont légèrement arrondis etlorment un petit rebord ; les élytres se terminent en pointe courte et obtuse.— Cet Insecte habite les lieux sombres et malpropres, et les gens du peuple quile trouvent dans l'intérieur des,maisons pensent que sa rencontre est un pré-sage de mort. Il y a en France une espèce très-voisine de cette dernière, à la-quelle Latreille a donné le nom de Blaps semblable ( Blaps similis), dontle corselet est un peu plus large que long, tandis, que dans le Porte-Malheur,les deux diamètres sont à peu près égaux; sa longueur fait au moins un tiersde celle de l’abdomen, et dans la précédente il est plus court; les élytres duBlaps semblable ont leurs points plus grands, plus rapprochés, presque con-fluents, ce qui rend leur surface légèrement rugueuse ; elles Unissent en pointe,mais sans se prolonger en queue. — Parmi les espèces du genre Blaps, nous de-vons aussi mentionner le Blaps sillonné, lequel jouit d'une grande réputationparmi les femmes turques : elles le mangent cuit avec du beurre, pour aug-menter leur embonpoint, qui est, comme on sait, l’une des principales condi-tions de la beauté chez les Orientaux. Les Turcs regardent ce même Insectecomme un remède souverain contre les maux d’oreilles et la piqûre du Scorpion.
Les Ténébnoiis proprement dits sont pourvus d'ailes; ils ont le corps étroitet allongé, et le corselet presque carré.