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Deuxieme partie.
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FAMILLE DES APIIIDIPIIAC.es 577

laclies rouges, dont quelques-unes réunies sur les élytres. Cet Insecte habilel’Amérique méridionale; il nous est venu de Cayenne et de Surinam .

Nous voici arrivés à la quatrième section des Coléoptères, à celle des Trimères,dont tous les tarses ont trois articles seulement. Cette section comprend 'troisfamilles : les Fongicoles, les Plisélapliiens et les Apliidiphages.

Famille des Fongicoles. —Les Fongicoles ont le corps ovale, lèsantennes composées de onze articles, terminées en massues et plus longues quela tête et le corselet; leurs élytres recouvrent entièrement l’abdomen, et l’avant-dernier article des tarses est profondément bilobé. — Les Insectes de cettefamille vivent sous les écorces ou dans les Champignons : de là le nom de Fon-gicoles. Nous n’en citerons qu’une espèce.— L’Endomyque écaulatk( Clirysomela coccinea , de Linné ) est noir, son corselet est rouge de sang avecune tache noire; les élytres sont de la couleur du corselet, avec deux tachesnoires sur chacune. — Celte espèce se trouve aux environs de Paris .

Famille des Aphi ni pii âges. — Les animaux qui composent cette familleont le corps arrondi, le corselet très-court, transversal, presque en croissant;la tête est découverte, les antennes offrent distinctement onze articles, dontles derniers forment une massue en cône renversé : cette famille se composepresque uniquement du genre Coccinelle .

Les Coccinelles ont le corps presque hémisphérique, et l'avant-dernier articledes tarses profondément divisé en deux lobes. L’élégance de leurs couleurs, lavivacité de leurs mouvements et surtout leur apparition précoce, les font remar-quer de tout le monde. Il n’est personne qui ne connaisse les Hèles du bonDieu, les Vaches à Dieu ; lorsqu’on les saisit, elles replient leurs pattes etfont sortir, par les jointures de leurs cuisses avec les jambes, une humeurjaune d’une odeur forte et désagréable. Ces petits animaux se nourrissent dePucerons, et c’est probablement à ce genre de vie qu’ils doivent leur nom po-pulaire; quant au mot Apltidipbage, il signifie littéralement mangeur de Puce-rons. Les larves se nourrissent de Pucerons, comme l'Insecte parfait; elles lessaisissent avec leurs pattes de devant, et les portent à leur bouche. Elles sonttrès-carnassières, et souvent elles s’entre-mangent les unes les autres. Pour setransformer en nymphes, elles s’attachent sur les feuilles avec un mameloncharnu qui garnit le bout de leur abdomen, et d’où suinte une liqueur gluante ;peu à peu le corps se raccourcit, et au bout de deux ou trois jours elles se dé-font de leur peau qui glisse peu à peu, et se ramasse vers l’extrémité de leurventre, de manière à former une espèce de nid dans lequel la nymphe resteengagée par le bas de son corps. Elle est jaune, marquée de taches noires ;l’Insecte parfait éclôt douze ou quinze jours après la métamorphose de la larve.Les jeunes Coccinelles sont pâles, leurs élytres sont molles et flexibles; maispeu à peu l’air, en agissant sur elles, les colore et donne à leurs élytres laconsistance qu’elles doivent avoir. — Quand nous traiterons de l’histoire desPucerons, vous connaîtrez les ennemis terribles auxquels sont exposés ces ani-maux sans défense. La Coccinelle n’est pas le moins redoutable de ces enne-mis : dès que la petite larve est éclose, elle s’en va à la chasse des Pucerons ;la mère a pris soin de déposer l’œuf qui la contenait dans un lieu où elle trou-vera en naissant un gibier abondant. Quand elle a dépeuplé une feuille, elle