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Deuxieme partie.
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le nom populaire île Wunbit, qu'ils lui oui donné, et i|iii signilie Itonija-vernic,de même ipie son nom scientifique Vermcm»a.

Si vous voulez connaître l'organe du chant dans les Sauterelles, prenez unmâle (vous le reconnaîtrez sans peine à l'absence de la tarière); vous verrezsur la partie de l’élylre droite, qui esl pliée et appliquée horizontalement sur ledos, une plaque ronde faite d’une membrane très-mince, bien tendue, connuela peau d’un tambour, et transparente, ressemblant, comme dans le (’.rillon-Taupe, à un petit miroir; cette membrane, qui est entourée d’une nervure enforme de bord relevé écailleux, se trouve cachée par la partie pliée de l’élylrcgauche, qui est garnie également de plusieurs nervures relevées, et siInées vis-à-vis de celles dont la membrane est bordée; cette plaque lisse et tendue donnede la résonnance au frottement des élylres, sansque ce frottement se fasse sur lamembrane même ; il est probable que le mouvement très-vif donné par l'Insecteà ces nervures, en les frottant les unes contre les autres, produit une espèce devibration dans la plaque, qui amplifie le son résultant du frottement des élylres.

Dans le genre des Criquets, par lequel nous allons terminer la famille desOrthoptères sauteurs, les femelles sont dépourvues de tarière saillante; lesmâles produisent leur stridulation par le frottement alternatif des cuisses pos-térieures contre les élylres ou les ailes; ils ont trois yeux lisses distincts, lelabre échancré, les mandibules très-dentelées, les antennes insérées entre lesyeux, et rapprochées. Ils sautent mieux que les Sauterelles, et ont un vol plussoutenu et plus élevé ; ils se nourrissent de végétaux, et sont très-voraces. —Le C ii iquet ce km amque ( Acridittiu (jermumeum, d’Olivier) est l’espèce laplus commune aux environs de Paris . Il a un pouce de long; sa couleur esld’un brun parsemé d’espaces plus clairs et de taches noires, entent

sur les élylres; le corselet a une carène coupée une fois, les ailes sont rouges,transparentes à l'extrémité, ayant une bande noire qui part de l'angle internedu bord postérieur, en suit un peu plus de la moitié, et monte ensuite vers lebord extérieur, d'où elle s'étend pour aller vers la hase. —Le Criquet bleuâ-tre [Aciiiliuin cærulrscem , de Fahricius) est brun; le corselet est raboteux, etporte une carène entaillée ; les élylres sont grises, transparentesà leur extrémité,avec des taches et des bandes noirâtres; les ailes sont bleuâtres, transparentes,comme les élytres, à l’extrémité, et ont une large bande noire au delà du mi-lieu. Cetle espèce n’est guère moins commune que la précédente, dont elle nediffère que par la couleur des ailes.— Le Criquet italique ( Acrïdiumiialkuni, d’Olivier i, qui est aussi très-commun aux environs de Paris , est brun,avec des taches sur les élytres plus obscures, et d’autres [dus claires; le corse-let porte une petite carène, ses bords latéraux et supérieurs sont relevés, plusclairs et jaunâtres ; les élytres ne sont guère plus longues que l'abdomen ; il ya sur chacune une ligne d'un brun jaunâtre, à la suite des deux latérales ducorselet, ces deux lignes se réunissent au bord interne. Les ailes sont roses avecle bord extérieur et l’extrémité à nervures obscures. Les cuisses postérieuresont des traits et des points noirs; les jambes postérieures sont d'un rouge desang ; les mâles ont l’extrémiléde l’abdomen munie de deux crochets très-grandset très-saillants. Cette espèce se rencontre mêlée avec le Criquet germanique,dont elle se distingue surtout par ses ailes d’un rose clair.