INSECTES NÉ Vit OP T El» ES
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longitudinale sur le milieu île la lêle et du corselet ; les nervures des ailes soûltînmes, les soies de la queue presque aussi longues que les antennes. — LaI* k in. k jaune ( Ver! a luira, de Latreille ) est une espèce fort petite, jaune ver-dâtre, qui a l'extrémité des antennes noires, les yeux noirs et les ailes blanches ;elle est commune en France , et souvent entre dans nos maisons, le soir, pen-dant l'été. Sa larve se construit un fourreau de soie, qu'elle recouvre avec lesfeuilles de la Lentille d’eau, mais elle n’emploie pas cette feuille telle qu'elle est,elle la taille et la coupe en petits morceaux carrés très-réguliers : elle ajuste boutabout sur son fourreau ces petites plaques vertes, qui forment une espèce despirale semblable à un ruban vert, qu’on aurait roulé sur un cylindre. Ce jolifourreau, que vous ne prendriez pas pour la demeure d’un Insecte, est ouvertaux deux bouts : lorsque la larve veut se changer eu nymphe, elle en ferme lesdeux ouvertures avec des fils de soie qu elle croise en différents sens, pour enformer une espèce de grille à chaque bout : ces grilles suffisent pour interdirel’entrée de sa demeure aux Insectes carnassiers et donner passage à l’élémentdans lequel vit l'animal. Cet ouvrage fait, la larve change de peau, et devient unenymphe longue, dans laquelle on distingue aisément les différentes parties de1 Insecte parfait. Au bout de quelque temps on le voit sortir de ce fourreau, quiest près de la surface de l'eau, et s’élever ensuite dans l’air, qu’il doit habitersous sa dernière forme.
Fa mii.le oks Né v ropté: n es i'licipennes. — Cette famille, qui secompose du genre Frujune, de Linné , se distingue des deux autres familles del'ordre des Névroptères par l’absence des mandibules et la disposition des ailesinferieures, qui sont plus longues que les supérieures, et plissées dans leur lon-gueur : de là le nom de plieipermes, signifiant ailes plissées, par opposition àcelui des plunipeunes ( ailes étalées ) que porte la famille précédente.
Les Friganes ont l’air, au premier coup d’œil, de petites Phalènes, ce qui les alait nommer par Réaumur Moiielies pnpilhmacées ; leur corps forme avec leursailes un triangle allongé, comme chez beaucoup de Lépidoptères nocturnes ;leur tète est petite et porte deux antennes sélacées fort longues et dirigées enavant; les yeux sont arrondis et saillants. 11 y a deux yeux lisses sur le front;les palpes sont au nombre de quatre, les maxillaires ont cinq articles et les la-biaux trois ; le labre est courbé, les mâchoires sont réunies à une lèvre membra-neuse. Le corps est ordinairement hérissé de poils; les ailes sont simplementveinees, colorées ou presque opaques, souvent soyeuses ou velues, et toujourseu toit très-incliné ; les pieds sont allongés, épineux, les tarses ont cinq arti-cles. — Les Friganes volent rarement pendant le jour, elles ne prennent l’essorque vers le coucher du soleil ; elles s’éloignent peu du bord des eaux parce que lesfemelles déposent leurs œufs sur les plantes aquatiques; ces œufs sont envelop-pes d une matière glaireuse, de la consistance d’une gelée molle et semblable àdu Irai de Grenouille, qui s’attache promptement à la plante. Les petites espècesvoltigent par troupes au-dessus des étangs et des rivières ; plusieurs pénètrentle soir dans les maisons, attirées par la lumière, et viennenty brûler leurs ailes :•‘Iles volent avec vitesse et légèreté, marchent très-vite et semblent glisser enmarchant ; quand on les prend avec les doigts, elles y laissent une odeurfétide.