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Deuxieme partie.
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INSECTES HYMENOPTERES .

articles, la tête, le dessus du corselet, la poitrine et le bord extérieur des ailessont noirs ; les pattes jaunâtres, et les tarses annelës de noir. Celte espèce estl'une de celles que vous pourrez plus facilement étudier, surtout au moment de laponte, qui est l’époque la plus intéressante de son histoire. Allez donc, par unebelle matinée d’été, visiter un rosier : la Tenthrède y est à son travail ; cet Insecteheureusement est peu farouche, et si vos mouvements ne sont pas brusques, vouspourrez le regarder d’aussi près que vous le voudrez, et déplacer, mais avec pré-caution, les branches qui vous empêchent de bien voir. La Tenthrède prête à pon-dre se promène de rameau en rameau ; elle en parcourt plusieurs avant de se dé-terminer pour une place. Celle qu'elle choisi test ordinairement à quelque distancedu bout delà branche, mais pourtant beaucoup plus près de ce bout que del’origine. La tète de l’Insecte est alors dirigée en bas. Quand il s’est arrêté dansun lieu qui lui a paru convenable, vous le verrez recourber un peu le corps endessous; un peu d’attention va vous faire apercevoir la pointe de la double scie,de la scie composée de deux lames dentelées; bientôt paraît une plus longueportion de cette scie, et au bout d’un instant la Tenthrède la fait sortir de l'es-pèce d’étui où elle était renfermée et couchée. En la faisant sortir, elle la re-dresse de façon à la poser perpendiculairement sur la petite branche dans la-quelle elle veut la faire pénétrer. C’est en ce moment que vous pourrez la voirtout entière, car sa pointe n’a pas plutôt touché l’écorce de la branche, qu’elles’enfonce dedans. L’Insecte, cramponné sur ses jambes, appuie son ventre surla hase de la tarière et la presse de toute sa force. Dans ce premier temps, ellen’agit sur l'instrument que pour le piquer dans le bois, que pour y engager sapointe, et le mettre dans l’état où il doit être, aün (pie les dents des scies trou-vent prise. Celles-ci peuvent bientôt agir avec succès; bientôt une plus longuepartielle l’instrument se cache dans le bois et s’y enfonce de plus en plus;enfin, en moins d’une minute, il parvient à y entrer presque tout entier. Leventre de la femelle, qui d’abord était éloigné de l’écorce de toute la longueurde la scie, s’en approche jusqu’à s’appliquer contre cette même écorce. Vouspourrez voir tout ceci à l’œil nu, mais si vous prenez une loupe, et si vous vousplacez dans une position favorable, ce que l’animal vous permettra sans s’effa-roucher, vous parviendrez à voir que ce n’est pas la simple pression de l’abdo-men qui fait pénétrer la tarière dans le bois; vous observerez avec un vif inté-rêt le jeu alternatif des deux lames de scie ; vous verrez qu’il y en a une quiest poussée vers le centre du bois, tandis que l’autre est ramenée vers l'écorce ;vous reconnaîtrez même que ce mouvement est produit par celui des tendonsauquel chaque scie est assujettie.

Notez bien (et ceci va vous faire admirer avec plus d’intelligence encorele coutelier qui a confectionné cet instrument); notez qu’il s’agit pour la Ten-thrède, non pas de fendre une tige comme on le ferait avec une scie ordinaire,mais d’y pratiquer une cavité propre à loger l’œuf qu’elle veut y déposer. Unescie ordinaire n’a pas besoin d’être pointue, elle mord d’abord sur la surfacequ’elle touche, et ne peut que faire dans le bois une coulisse égale partout;mais telle n’est pas la figure de l’entaille que la Tenthrède se propose de faire.Cette entaille ne doit pas être partout également large et également prolonde;il faut que l’œuf y soit non-seulement reçu, mais abrité. La Tenthrède pra-