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Deuxieme partie.
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INSECTES HYMENOPTERES

quatre lignes; tout le dessous de son corps est jaune, ainsi que les pattes, ledessus du ventre et le devant de la tête ; le dessus de la tête est noir, le corseletest noir en dessus, à l’exception du devant, où l’on voit deux épaulettes jaunes ;les ailes ont leur bord extérieur épais et noir. Sa larve vit sur le saule mar-ceau; elle est très-belle, et la bigarrure de ses couleurs lui a fait donner lenom de Bedeaude. Sa tête est noire et lisse; le devant de son corps, c’est-à-dire,les trois premiers anneaux sont de couleur fauve, ainsi que les trois anneauxpostérieurs. Tout le milieu est d’un beau bleu tirant sur le vert; le corps, tantsur la portion bleue que sur les endroits fauves, a neuf rangs longitudinaux depoints noirs. Cet animal a vingt pattes, six écailleuses en devant, et quatorzemembraneuses.

Enfin, pour terminer l'histoire du genre Tenlbrède, nous vous signaleronsune espèce dont les larves vivent en société sur l'abricotier; elles en rongentles feuilles, et en lient plusieurs ensemble avec de la soie blanche; chacuned’elles se file en outre un petit tuyau dont elle se couvre le corps, et toutesces larves sont renfermées en commun dans le paquet des feuilles quelles ontliées. Comme ces larves sont incapables de marcher, elles se glissent dans leurtuyau, en contractant et allongeant leurs anneaux. Lorsqu’elles veulent allerplus avant sur ces feuilles, elles allongent leur tuyau, en y ajoutant des fils desoie: mais ce qu’elles offrent de plus singulier, c'est que, quand elles veulentchanger de place, elles se mettent sur le dos, et glissent en avant et en arrière; sivous en mettez une sur une feuille, sur une table, sur la glace d’un miroir, vousla verrez se placer aussitôt dans une position renversée, et tendre de côté etd'autre, autour d'elle, des arcs ou ceintures de soie qu’elle fixera contre le planqui la porte; elle avancera ensuite ou reculera en glissant, par le mouvementdes anneaux de son corps, contre ces boucles placées de distance en distance.C’est ainsi qu’elle se transportera d’un lieu à un autre. Lorsque la larve veutdescendre de dessus la feuille qui est son domicile, elle se suspend à un fil de soiequi sort de sa filière, et qu’elle dévide en descendant à terre. La manière dontelle remonte le long de ce fil n’est pas moins singulière : elle commence paï-en attacher le bout au milieu de son corps ; puis elle s’entoure d’une ceinturede soie, et glisse de bas en liant dans celte ceinture, par le mouvement vermicu-laire de ses anneaux, jusqu’à ce qu’elle y ait fait monter l'extrémité de son abdo-men; alors, avant de se dégager entièrement de cette boucle, sur laquelle ellese pose comme sur une échelle de corde, elle fixe plus haut, autour d'elle, uneseconde boucle, dont elle se sert, comme de la première, pour remonter vers lafeuille qu’elle a quittée; elle continue ainsi de grimper, traçant toujours denouveaux échelons circulaires, séparés par des intervalles qui n’excèdent pas lamoitié de la longueur de son corps, et toujours glissant dans ces boucles par lemouvement vermiculaire de ses anneaux.

Le genre Sirex se distingue du genre Tenthrède en ce que les mandibulessont courtes et épaisses; la languette est entière; les antennes sont vibratiles,c’est-à-dire toujours en mouvement, et composées de dix à vingt-cinq articles;la tète est presque globuleuse, avec le labre très-petit, les palpes maxillairesfiliformes, les labiaux de trois articles, dont le dernier plus gros. Le corps estcylindrique.