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Deuxieme partie.
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INSECTES HYMÉNOPTÈRES .

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deux autres naissent de sa pointe; l’abdomen est cylindrique, et tient au cor-selet par presque toute la largeur de sa base.'Les ailes sont grandes, et leurbord porte un point brun. Cet Icbneumon est un de ceux qui enfoncent leurtarière dans le tronc des arbres. Il faut de grandes précautions pour l’observer,carie moindre mouvement l’effarouche; et lors même que son opération estcommencée, il l’interrompt pour prendre la fuite. — L’Ichneumon peiisla-sn- ( Ichneumon persuasorius, de Linné) est voisin du Manifestaient - pour lataille et la forme; son corps est noir, avec des taches blanches sur le corselet,dont l’écusson est blanc ; chaque anneau de l’abdomen porte deux points decelte couleur ; les pattes sont fauves ; la tarière est de la longueur du corps. —L’Ighneüm.on jaune ( Ichneumon liiteus) estime grande et belle espèce dontl’abdomen est comprimé et recourbé en faucille; sa taille est de dix lignes;tout son corps est d’un jaune roux, à l’exception des yeux, qui sont verts. Lesantennes sont un peu moins longues que le corps, l’abdomen tient au corseletpar un pédicule long très-mince; les filets de la tarière sont très-courts et dé-bordent à peine le ventre. Les ailes ont un point jaunâtre sur leur bord. Lafemelle de cet animal dépose ses œufs sur la peau de quelque Chenille, parti-culièrement de celle qu’on appelle la Queue fourchue { Bombyx limita). Ils vsont fixés an moyen d’un pédoncule long et délié; les larves éclosent, mais nesortent qu’à moitié des pellicules de l’œuf qui les contenait ; elles croissent, ense nourrissant de la substance intérieure de la Chenille, sans l’empêcher toute-fois de faire sa coque ; mais elles finissent par la faire périr d’épuisement, sefilent ensuite des coques les unes près des autres, et en sortent sous la figured’Ichneumons . —Enfin il y a un Ichneumon qui à son tour dévore une espècedu même genre, c’est I’Iciineumon mooékatel n (Ichneumon moderaior,de Linné) ; il est noir; son abdomen est pédicule et comprimé ; les pieds sontpâles; la tarière est presque aussi longue que le corps. Sa larve vit dans cellede Y Ichneumon sirobiielta; et après l’avoir dévorée, elle construit sa coque dansle crâne de sa victime. Celle-ci, de son côté, quand elle n’a pas été visitée parun hôte si dangereux, s’établit dans la Chenille d’un petit Lépidoptère nocturne,nommé Teigne du Sapin; elle est noire. La tarière est deux fois plus longueque le corps; les pieds roussâtres : la troisième paire a les jambes et le tarsenoirs, annelés de blanc.

Le genre Cynips renferme des Pupivoresdont les ailes inférieures n’offrent plusqu’une seule nervure ; les supérieures sont peu veinées et offrent quelques aréo-les. Les antennes sont en fil ou en soie, jamais en massue; elles se composentde treize à quinze articles ; les palpes sont fort longs. Les Cynips, ayant la tête pe-tite et le corselet gros et élevé, paraissent comme bossus; l’abdomen des femellesrenferme une tarière qui ne paraît composée que d’une seule pièce longue et très-déliée, dont la base est roulée en spirale, et dont l’extrémité se loge sous le ventreentre deux valvules allongées, lui formant chacune un demi-fourreau : celleextrémité est creusée en gouttière avec des dents latérales imitant celles d’unfer de flèche, au moyen desquelles l’Insecte élargit les entailles qu’il fait auxdifférentes parties des végétaux pour y placer ses œufs. Les sucs s’épanchent àl’endroit qui a été piqué, et y forment une excroissance ou tumeur qu’on nommegnlte. La forme et la solidité de ces protubérances varient selon la nature des