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Deuxieme partie.
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INSECTES LÉPIDOPTÈRES.

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œuf éclôt précisément à l'époque où se développent les feuilles qui doivent luiservir d’aliment; et cette coïncidence n’est pas nue des preuves les moins frap-pantes de la Providence, qui veille à la conservation des espèces. Ces Verssont connus sous le nom de Chenilles ; mais c’était s ces animaux

qu’il fallait conserver le nom de larve, qui signifie masque, car jamais Insecteparfait ne fut mieux masque par son Ver que le Papillon par la Chenille. LesChenilles ont six pieds écailleux ou à crochets, et en outre quatre à dix piedsmembraneux, dont les deux derniers sont situés à l’extrémité postérieure ducorps. Celles qui n’ont que dix à douze pieds ont été appelées Géomètres ouArpcnteuses, et nous verrons bientôt pourquoi. Le corps des Chenilles est gé-néralement allongé, presque cylindrique, mou, diversement coloré, et diviseen treize segments. On y distingue de chaque côté neuf stigmates. 11 est tantôtras, tantôt hérissé de poils, de tubercules ou d’épines. La tète est revêtue d'unepeau plus ou moins cornée, et présente de chaque côté six petits yeux lisses.On y distingue aussi des antennes très-courtes et coniques. Enfin la bouche estconformée pour la mastication, et armée de fortes mandibules, de deux mâ-choires, d’une lèvre inférieure et de quatre palpes. La plupart des Chenillesvivent sur les végétaux, dont elles dévorent les feuilles. Quelques-unes rongentles fleurs, les grains, les racines, et même la partie ligneuse des arbres; il enest d’autres encore qui attaquent les matières animales, telles que la laine,les pelleteries, le cuir, le lard, etc. Plusieurs vivent d’aliments variés ; maisil en est qui ne veulent que d’une seule espèce de nourriture, et ne se voientque sur une seule plante. Ordinairement elles changent de peau quatrefois avant de passer à l’état de nymphe, et lorsqu’elles se préparent à subircette métamorphose, la plupart filent une coque, et s’y renferment. La matière 1soyeuse qu’elles emploient à cet usage se forme dans des organes particu-liers, analogues aux glandes salivaires, dont le conduit excréteur aboutit à unmamelon conique, situé au bout de la lèvre. D’autres Chenilles se contententîle lier, avec quelques fils de soie, des feuilles ou des fragments de substancessolides, et de s’en former une enveloppe grossière; enfin il en est aussi ungrand nombre qui restent à nu, et se suspendent par leur extrémité posté-rieure ou par un fil de soie passé autour de leur corps comme une ceinture.

Lorsque la Chenille est passée à l’état de nymphe, elle est cmmaillottéccomme une momie, c’est-à-dire que tout son corps est enveloppé d’une mem-brane assez dure sous laquelle les parties extérieures de l’Insecte futur se dis-tinguent facilement. De là le nom de pnpa (poupon) que les auteurs donnentà la nymphe des Lépidoptères. On la désigne plus généralement sous lenom de chrysalide, parce que, dans certaines espèces, elle a des taches d'or cld’argent ( chryr.os en grec signifie or) : c’est dans le même sens que les Latins lanommaient aurélïe. Quand la chrysalide, entourée d’une enveloppe de soie,approche de sa dernière métamorphose, elle excrète un liquide particulierpropre à ramollir un des bouts de sa coque et faciliter sa sortie ; souvent mêmeune des extrémités du cocon est plus faible, ou présente par la disposition desfils une issue propice, ainsi que vous le verrez bientôt.

L'ordre des Lépidoptères a déjà subi et subira encore de nombreuses clas-sifications: nous n’en avons pas une seule qui conduise facilement à la détei—