IAMII.I.Ï. II K S DI L'UN K S.
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mr, (|ui immola son lils i>ouï accomplir un vœu téméraire; Ai bille, qui vengeasi cruellement, son ami Patrocle , el respecta Priant siqiplianl; Pyrrhus, lilsdégénéré d'Achille, meurtrier de l’olite el île Priam, qui égorgea l'enfant sousles yeux du père, el le père sur le corps de l'enfant; Aja.v, à lame impatiente;Diomède , qui hlessa Vénus de son épée; Pliiloclèlc, possesseur des llècliesd’Itercule ; et le sage Nestor, et l'éloquent Clyssc, et P al amble, l’inventeur dujeu d'échecs, et le lâche Thersite, et l'astucieux Sinon, el les deux frères Podalireel Machaon, médecins de l'armée des Grecs, que l’on voit sans cesse voltigersur le Fenouil, et les plantes aromatiques, dont le suc guérit les blessures.
C'est ainsi que Linné , en attachant aux animaux les plus brillants de la classedes Insectes les noms les plus harmonieux de la Fable, nous reporte aux tempshéroïques, dont l'histoire charma notre jeunesse, et assaisonne d une jouis-sance littéraire la moindre notion scientifique.
(Juel plaisir de le suivre aux rives du Scamamlre ,
I)’y trouver d'Iliou la portique rendre!
Les Plébéiens sont plus petits et moins riches en couleurs que les Papillonsde la tribu précédente; aussi composent-ils le peuple, comme les Chevaliers forment la noblesse de la nation des Diurnes. Il y a les Plébéiens campagnardsPlcbeii rurales), et les Plébéiens citadins I Phbeii vrhicohv). Les Campagnardsont des taches plus obscures que le fond des ailes. Nous citerons parmi eux ;Vulcain, Cupidon , Hymen, Mars, l’échanson des dieux Ganyntcde, le beau A'nr-dsse; Marsyas, le présomptueux joueur de Utile, qui lut écorché vif par Apollon ;Arejus, aux cent yeux : End y inion, le berger chéri de Diane; Actéon le chasseur,qui, ayant eu le malheur de voir celte déesse ou bain, fut métamorphosé eu cerfel déchiré par ses propres chiens; Hyacinthe, qu’Apollon tua d'un coup de palet,et qui devint une fleur, sur laquelle le dieu grava la dernière parole de son favori ;Adonis , qui périt sous la dent d’un sanglier, et fut changé en Anémone parVénus désolée: Linus, qui enseigna la lyre à Orphée ; .Vidas, le roi aux oreillesd'âne; Pélops, dont Gérés mangea une épaule, el qui fut le père d’Atrée el deThyesle; Pyramc et Tltisbé, les tendres amants ; Ainyntas el Coryihn, les ber-gers de Virgile. — Les Plébéiens citadins ont souvent des taches transparentessur les ailes. Nous rencontrons dans cette section le triste Saturne et le joyeuxMonius; Jupiter, Met cure, et le bon Philémon, qui leur donna l'hospitalité sansles connaître; le buveur Silène; Pmlce, le vieux pasteur des troupeaux de Nep-tune; les bergers Alexis et Ménahjue ; et le roi Anaius, aux etahles immondes,qu'JIercule nettoya eu y faisant passer le fleuve Alphéc, dont il avait détournele cours.
Les lleliconiens ont les ailes très-entières, arrondies, souvent nues et presquesans écaillés: ce sont les habitants de l'IIélicon et du Parnasse . Là, nous ren-controns 1 esta, Mnémosipie, Apollon et les neuf Muses. — Les Panantes ont lesailes entières, blanches ou bigarrées ; ce sont les Papillons qui fréquentent lesHeurs des Crucifères. Dans cette phalange nous trouverons : le dieu Morphée,Pin.onc, la déesse des vergers ; l'.-lwrorc aux doigts de Dose; Calypso, qui ne