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de leurs Chenilles, qui licnueul la partie antérieure de leur corps relevéecomme le Sphinx de la Faille.
Les entomologistes modernes partagent les Sphinx de Linné en nue quinzainede genres. Les quatre sections établies par Fabricius nous suffiront pour bienronnailre la famille : ce sont les genres Cusinie, Sphinx proprement dit. Sosieet Zyijcne.
Les Caslnies, qu'on nomme aussi Ilespéri-Sphinx, parce qu’ils lient évidem-ment les Ilespéries avec les autres Crépusculaires, ont les antennes toujourssimples, épaisses vers leur milieu, ou à leur extrémité qui forme le crochet, etse rétrécit en pointe. La trompe est bien distincte, les palpes inférieurs ont •trois articles bien apparents.
Les Sphinx proprement dits ont les antennes presque linéaires, prisma-tiques, à sommet aminci, garni d'une houppe (t'écailles; celles du mâle sont enrâpe, à la face inférieure; celles de la femelle sont [dus simples; les palpes sontlarges, obtus, écailleux, appliqués étroitement contre le chaperon, qui est velu ;les ailes sont étroites, inclinées; l’abdomen est grand, conique. Les Chenillessont nues, amincies en avant, armées généralement d’une corne sur l’avant-dernier anneau de l’abdomen, «pii est rayé obliquemeut ou longitudinalement.Ces larves se nourrissent de feuilles et entrent dans la terre pour se métamor-phoser; elles ne filent pas une coque proprement dite, mais se font une enve-loppe en liant avec quelques fils de soie des parcelles de terre ou des débris devégétaux. L’Insecte parfait vole le soir. Quelques espèces volent en plein jour,et comme elles planent au-dessus des Heurs dont elles vont pomper le nectar,ou les nomme communément Splnnx-Épeivins.
Les Sésies ont les antennes simples, en fuseau allongé, terminé, comme dansles Sphinx, par une petite houppe d’écaiIles ; les palpes sont grêles et à troisarticles distincts, dont le dernier finit en pointe; les ailes sont plus ou moinstransparentes; l’abdomen est conique, cylindrique ; les jambes de la troisièmepaire ont à leur extrémité des ergots (rés-lbrts; le vol est diurne. Les Chenillessont nues, sans corne postérieure; elles rongent l'intérieur des liges et desracines des végétaux, et s’y construisent, avec les débris des matières dont ellesse sont nourries, la coque où elles doivent subir leur dernière transformation.
Les Zijyènes ont les antennes généralement simples, formant une massuellexueuse, dont le sommet n’est jamais terminé par une houppe d’écai 1 les (dansun petit nombre, elles sont filiformes ou garnies de deux rangées de dents ) ;les palpes sont cylindriques, un peu velus, à troisième article distinct; les ailessupérieures sont plus étroites, et les inférieures arrondies; l'abdomen est cy-lindrique, presque linéaire; le vol est diurne. Les Chenilles sont cylindriques,un peu velues, sans corne postérieure; elles sont lentes dans leurs mouvements,et vivent sur les Légumineuses; elles se forment une coque de soie, ovoïde,qu'elles attachent aux liges des plantes.
La Castnik Cvpaiusse ( Cnslnia Cyparissias, de Latreille) a les ailes su-périeures très-entières, noy és, offrant un refiel verdâtre et luisant, quand onles regarde dans un certain sens; elles ont deux taches blanches ; les ailes su-périeures sont obliques, les inferieures sont ponctuées. Celle espece habite I A-merique méridionale. — Le Sphinx du T iiokn b ( Sphinx Liyustn, de Linné )