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quoi) donne à celle Chenille dans le midi de la France ; ; bientôt les Vers selixenl. jettent autour d'eux une multitude de lils lins, et, suspendus au milieu dece lacis, ils lilenl leur cocon, en tournant continuellement sur eux-mêmes danstous les sens, et en roulant ainsi autour de leur corps le lil qu'ils font sortirde la filière dont leur lèvre est percée. Les divers (ours de ce fil unhjne s'ag-glutinent entre eux, et il en résulte une envc' e ovoïde, d’un tissu solide, tan-tôt jaune, tantôt Idanc. La confection de ce cocon demande quatre jours; l’étalde chrysalide dure dix-lmit à vingt jours. Pour percer son cocon, l lnsccle par-lait en humecte une extrémité avec une liqueur particulière qu'il dégorge; en-suite il heurte sa tète avec violence contre le point ainsi ramolli. La femelle nelarde pas à pondre ses omis, dont le nombre s’élève à plus de cinq cents, [miselle meurt, après avoir vécu vingt jours à l’état parfait.
Les agriculteurs qui élèvent des Vers à soie ne laissent qu’un certain nom -lire de chrysalides achever leurs métamorphoses, mais ils tuent les autres enles étouffant dans un four médiocrement chauffé, afin de les empêcher de per-cer leur enveloppe; car, en faisant leur trou, les liomhyx rompraient le fildont le cocon se compose, et il deviendrait impossible de le dévider. Chaquecocon est formé par nu seul fil d’une longueur immense et d’une finesse ex-trême; pour le dévider, on le fait tremper dans l’eau chaude qui dissout legluten, collant entre eux les divers tours de ce fil; puis on réunit plusieursde ceux-ci en un seul faisceau, qui, à l’aide de machines appropriées, est en-roulé autour dune hohine, et constitue un seul brin de soie filée. L 'organsin,qui est la soie la plus fine, se compose de quatre de ces lils. On nomme filoscllela matière lilée avec la bourre et les pellicules du cocon, que l'on a préalable-ment cardées.
La soie était connue des liomains avant le sixième siècle de l’ère chré-tienne; ils la payaient au poids de l’or. C’étaient les Perses qui l’achetaienten Chine et venaient la revendre en Europe. L’empereur Justinien , qui s'indi-gnait de voir les Perses maîtres sur terre et sur mer de cet article important,engagea les chrétiens de l’Abyssinie, qui étaient devenus marchands et navi-gateurs, à entreprendre ce commerce; mais ceux-ci eurent la sagesse d’éviterla concurrence inégale que leur proposait Justinien ; ils sentirent que les Per-sans, plus voisins des marchés de l’Inde , avaient sur eux trop d’avantages.
« Justinien , dit l’historien Gibbon à qui nous empruntons ces détails, s’affli-geait du mauvais succès de sa négociation, lorsqu’un événement inattendu vintcombler ses vœux. On avait prêché l’Évangile aux Indiens, et les missionnaireschrétiens suivaient les pas du commerce jusqu'à l’extrémité de l’Asie . Deuxmoines persans, qui avaient fait un long séjour en Chine , avaient examinéd’un œil curieux le vêtement ordinaire des Chinois, les manufactures de soie-ries, et les myriades de Vers à soie, dont l’éducation était confiée jadis auxreines. Ils découvrirent qu’il était impossible de transporter un Insecte d’unesi courte vie, mais que ses œufs pourraient en ‘ ’ " la race dans un cli-mat éloigné. Ils vinrent à Constantinople , et communiquèrent leur projet àJustinien , qui leur prodigua les dons et les promesses; ils retournèrent enChine , réussirent à tromper la surveillance jalouse des nationaux, et, aprèsavoir caché dans une canne des œufs de Vers à soie, ils rapportèrent en triom-