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donné à l’espèce. C’est eu observant celle Noctuelle, que Heaumur a vu la ma-nière dont les Insectes suceurs peuvent se nourrir de substances solides. Pourempêcher son Insecte de se débattre pendant qu’on le dessinait, il lui présentaun morceau de sucre : aussitôt la Phalène se calma, et alla poser sa trompe surle mets qu’on lui offrait; elle s’apprivoisa si bien, que Itéaumur put, avec saloupe, l'examiner à loisir en la plaçant dans les diverses positions qu’il jugeaconvenables. Il vit, par le canal de la trompe qui était transparent, un liquide,descendu de la bouche de l’Insecte, humecter le sucre et le dissoudre ; puis,quand la Phalène eut changé en sirop liquide le sucre cristallisé, elle pompace nectar composé par elle, et ltéaumur le vil distinctement remonter le longdu canal central de la trompe. Cette charmante expérience, que vous pouvezvérifier avec la plupart des Papillons diurnes, est très-facile à exécuter : il suffitde poser l’Insecte sur le sucre ; il ne tarde pas à dérouler sa trompe et à l’ap-puyer sur cette matière; alors on peut cesser de le retenir, et le laisser libre :il ne s’envolera que quand il se sera rassasié de sirop. — Le N octdeue Psi( Acronycla Psi, d’Ochsenheiner) est grise; le corselet est huppé, le dessusdes ailes supérieures a quelques taches noires offrant la forme du -i desGrecs. Sa Chenille vit sur la plupart des arbres fruitiers , et surtout surl’Orme, aux environs de Paris ; elle est demi-velue et marquée, dans toute salongueur et sur le milieu du dos, d’une large raie jaune citron interrompue,sur le quatrième anneau, par une pyramide charnue de couleur noire et gar-nie de poils. Cette raie jaune est placée entre deux bandes noires, qui s’éten-dent de chaque côté du corps, et qui sont marquées de plusieurs taches rou-ges, dont deux sur chaque anneau, à partir du quatrième. Chacune de cesbandes noires est bordée par une raie blanche, sur laquelle sont placés lesstigmates ; le dessous est d’un gris jaunâtre, le pénultième anneau est relevéen pointe obtuse; la tête est d’un brun noir. Cette Chenille parvient à toute sagrosseur à la lin de l’été; elle se relire alors dans la terre ou dans quelquecreux d’arbre, pour se changer en chrysalide, et l’Insecte parfait n’éclôt qu’aumois de juin de l’année suivante. —La Noctuelle e.xolète ( Xylina exolela ,de Treitschke ) a les ailes lancéolées, roulées, nuées de brun et de gris, avecquatre points marginaux blancs. La Chenille est rase, verte, pointillée ; elle vitsur les Arroches et les légumes. La Chrysalide est brune. — La Noctuellede la Molène (Cuculia Verbasci, d’Ochsenheiner) a le corselet très-huppé,les ailes dentelées postérieurement, les supérieures d’un brun foncé, avec desstries longitudinales plus obscures, et deux petits croissants blancs vers lecôté interne. Cette espèce habile l’Europe ; sa Chenille est rase, grise, ponc-tuée de jaune et de noir; elle vit sur la Molène et la Scrofulaire. La Chrysalideest jaune à stigmates noirs. — La Noctuelle de la Laitue ( CncullinLaciucœ, d’Esper) a les premières ailes striées, lancéolées, blanches, ondéesde blanc, brunes en dessous; les inférieures ont le disque blanc. Sa Chenilleest noire, les anneaux sont blancs sur les côtés, et portent sur leur dos uneligne de taches fauves. La tête est noire, et offre en avant une ligne bifideblanche. — La Noctuelle de l’Astek (Cucullia Asteris, de Fabricius) ales ailes entières striées, grises, abords noirs; l’extérieur porte trois pointsnoirs. Celle espèce a la taille et le port de la Noctuelle de la Molène; elle vit