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Deuxieme partie.
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côte tachelée en partie de brun. Cet Insecte habile les eaux tranquilles, où onle voit nager avec ses pattes de derrière qui lui servent d’avirons; il est très-vif,il s’enfonce quand on vent le saisir, après quoi il remonte à la surface de l’eau ;il faut le prendre avec précaution, car il pique très-fort avec la pointe aiguë desa trompe.

La section des Hémiptères llomopi'eres se compose d’insectes qui vivent dusuc des végétaux ; leurs ailes supérieures sont tantôt coriaces, tantôt membra-neuses et semblables aux ailes inférieures. Enfin, les femelles ont en généralune tarière à l aide de laquelle elles font des entailles dans les végétaux pour yloger leurs œufs. Celle section se compose de trois familles ; les Ciemlaires, lesAphiiliens et les Gatlimecies.

Famille des C icau a i iies. — Les Hémiptères de celte famille ont les I aisescomposés de trois articles, les antennes très-petites et coniques ou en formed'alêne. Elle se compose de trois genres : Cigale, Fulgore et Cicadelle. — LesCigales ont les antennes de six articles et trois yeux lisses ; leurs éiytres sonttransparentes et veinées ; les mâles portent de chaque côté de la base de l’ab-domen un organe particulier, à l’aide duquel ils produisent le chant monotoneet bruyant qui poursuit le voyageur dans les campagnes du midi de l’Europe .C'est à Réaumur que nous devons la description de la criarde musette dont ceménestrel rustique se sert pour appeler sa compagne. On découvre d’abord sousle ventre deux plaques écailleuses, (pii sont une expansion du troisième anneaudu corselet. Chacun de ces valets recouvre une cavité qui renferme les diffé-rentes pièces de l'instrument; les deux cavités sont séparées l une de l’autrepar une cloison écailleuse et triangulaire qui appartient au premier anneau del’abdomen. En arrière de cette cloison, et formant le fond de chaque cavité,est une lame tendue, mince et transparente, nommée miroir; en avant de lacavité est une membrane blanche et plissée, et en dehors, c’est-à-dire vis-à-visde la cloison écailleuse, est une autre membrane plissée qui complète la cavité.Cette membrane, nommée timbale, est sèche, élastique, convexe en dehors, etse meut par l’action d’un muscle très-puissant, dont les libres partent de la cloi-son écailleuse. Ces fibres, en se contractant, agissent sur la timbale, et lui fontsubir une dépression ; lorsqu’elles se relâchent, la membrane ressaute, et re-prend sa convexité en vertu de l’élasticité de son tissu et des sillons cornés quile fortifient. Ce sont ces contractions et ces relâchements alternatifs et rapide-ment répétés par une sorte de trépidation du gros muscle, qui produisent lesvibrations sonores appelées le chant des Cigales. Ces animaux se tiennent surles arbres dont ils sucent la sève ; la femelle est pourvue d’une tarière com-posée de trois pièces écailleuses, au moyen de laquelle elle perce les petitesbranches de bois mort jusqu’à la moelle, afin d’y déposer ses œufs. Les jeuneslarves quittent bientôt cette retraite pour s’enfermer dans la terre, où elles semétamorphosent en nymphes. — La Cigale plébéienne ( Cictula plebeja,de Linné) est la plus commune et la plus grande des espèces de France ; elleest noire, tachetée de jaunâtre et de roussâtre; l’X de l’écusson est de cettedernière couleur. Le dessus de l’abdomen est presque sans taches; les éiytresont sur leur moitié inférieure des nervures testacées, et sur l’autre moitié desnervures noirâtres ; il y a deux traits obliques, noirâtres près de la côte et versu. 73