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écusson plus on moins découvert, sont les CVn/role.v, tels «jue le Petit DiableI Cicada cornuta, de Linné ;, qui est long de quatre lignes; le corselet a dechaque côté une corne, et se prolonge posterieurement en une pointe de lalongueur de l'abdomen. On le trouve clans les bois, sur les Fougères , le Genêt, etc.
Famille des A i> moi e x s. — Cette famille se distingue de la précédentepar les tarses, qui n’ont que deux articles, et les antennes filiformes ou séta-cées, plus longues que la tête, composées de six à onze articles. Les individusailés ont toujours deux élytres et deux ailes : ce sont de très-petits Insectes,dont le corps est ordinairement mou, et qui pullulent prodigieusement. — Legenre Puceron, qui constitue presque entièrement cette famille, est caractérisépar des antennes de six à huit articles, des étuis et des ailes ovales ou triangu-laires, inclinées en toit, un bec très-distinct. Les Pucerons, dont nous vous avonsdéjà parlé en traitant des Fourmis et des Hémérobes, ont les antennes pluslongues que le corselet ; leur corps est ovalaire et souvent couvert d’une ma-tière farineuse; les pat tes sont longues et grêles, et l’abdomen est pourvu à sonextrémité de deux petites cornes ou mamelons, dirigées obliquement de bas enliant, d’où s’échappe par gouttelettes une liqueur transparente et mielleuse. Usvivent pour la plupart en société nombreuse sur divers végétaux, qu’ils sucentavec leur trompe, et les piqûres qu’ils font aux feuilles y déterminent souventdes déformations très-grandes, ou des excroissances variées ; beaucoup restentprivés d’ailes. Au printemps, chaque société ne se compose que de femellesaptères ou n’ayant que des vestiges d’ailes; elles produisent des petits qui nais-sent vivants, et sont également des femelles; plusieurs générations de femellesse succèdent ainsi jusqu’à l’automne, et à cette époque seulement il naît desmâles : dès lors les Pucerons cessent d’être vivipares, et pondent des œufs ; dèsles premiers froids, ils périssent tous, mais les œufs qu’ils ont laissés accolésaux branches éclosent au printemps, et il eu sort des femelles vivipares quipullulent rapidement. Chaque femelle produit cent Pucerons; chacun de ceux-ci en produit, cent autres, lesquels en donnent aussi chacun cent, et ainside suite. Calculez ce que produisent en une saison onze générations succes-sives, et vous verrez que la postérité d’un seul Puceron se compose de plus d’unmilliard d’insectes.
Le Puceron du Rosier.