INSECTES DIPTÈKES.
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La Mouche bleue.
Ea Mouche bleue (Mtiscu vomïionn, de Linné) est une des grandesespèces d'Europe ; le front est fauve, le corselet noir, l'abdomen d'un bleu lui-sant, avec des raies noires. Cet Insecte a l’odorat très-fin; il arrive bien-tôt en bourdonnant près des viandes sur lesquelles il dépose ses œufs, etdont il hâte la putréfaction. — La Mouche douée (Musca Cæsar, de Linné )a le corps vert doré avec les pieds noirs ; elle pond dans les chairs gâtées, et salarve, connue sous le nom d’.btico/, sert aux pêcheurs pour amorcer leurs lignes,et aux fermiers pour nourrir les jeunes Faisans et les jeunes Dindons. — LaMouche commune (Musca domeslica, de Linné ) a le corselet gris cendré,avec quatre raies noires ; l’abdomen d’un brun noirâtre, tacheté de noir, avecle dessous d'un brun jaunâtre. — La Mouche vivipake (Musca cnrnn-ria, de Linné), ainsi nommée parce que ses œufs éclosent avant d’être pon-dus, a les yeux notablement écartés l’un de l’autre; elle est un peu plusgrande et plus allongée que la Mouche bleue; elle a le corps cendré, les yeuxrouges, le thorax rayé de noir, et l’abdomen taché de la même couleur. La fe-melle dépose ses larves sur la viande, sur les cadavres, et quelquefois mêmesur l'homme vivant, dans des plaies négligées ou exposées à l’air. On en con-naît des exemples effrayants. En voici un, rapporté par M. Roulin : « Unmendiant, dans le Lincolnshire, s’élant couché au pied d’un arbre par unegrande chaleur, plaça sa viande et son pain contre sa peau. La viande futcouverte de Vers de Mouches, qui bientôt passèrent à la chair vive; et quandcet homme fut trouvé, il était _ meut dévoré, que sa mort paraissait inévi-table. On le transporta dans l’hôpital le plus voisin ; son aspect était horrible;de gros Vers blancs se voyaient sur la peau et dans la chair qu’ils avaientprofondément dévorée; le chirurgien déclara qu’il ne survivrait pas an panse-ment. Il mourut en effet quelques heures après. »
F a m ille des i- up i p a ues. — Les Insectes de celle famille offrent des ca-ractères tellement tranchés, que quelques naturalistes ont voulu en faire unprdre particulier. Leur bouche n’est pas conformée comme celle des famillesque nous venons d’étudier. Ici le suçoir n'a pas de trompe pour rengainer ; cettegaine est remplacée par deux lames coriaces et velues, et le suçoir ne se com-pose que de deux soies. La tête parait divisée en deux parties, dont la posté-rieure porte les yeux, el l’antérieure, la bouche et les antennes, qui ont tantôt