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L'appareil tjiii fournil la soie consiste en plusieurs paquets île vaisseaux con-tournés sur cux-nièines et aboutissant à des pores percés au sommet de quatreou six mamelons coniques 0:1 cylindriques, appelés filières. La matière vis-queuse expulsée à travers ces pores se desséche à l'air, et constitue des lilsd’une linesse extrême; l’animal, à l’aide de ses pattes, réunit en un seul cor-don une multitude de ces lils, et chaque lois qu’en se balançant il touche unesurface avec ses filières, il y attache le bout d’un de ces lils, dont l’extrémitéopposée est encore renfermée dans l’appareil sécréteur, et dont il peut parconséquent augmenter la longueur. Les lils dont les Araignées font leur toilevarient pour la linesse : ceux de uos Araignées communes sont si lins, que dixmille de ces lils n’égalent pas en grosseur un de nos cheveux ; ceux de certainesAraignées des régions tropicales forment au contraire des trames si solides,que les petits Oiseaux s’y prennent comme dans un lilet.
Celte famille se compose de deux grands genres : les .Mijgtilcs et les Arai-gnées proprement dites.
Les Mygnla ont quatre poumons; leurs pattes et leurs mandibules sontfortes, la plupart n’ont que quatre filières; quelques espèces d’Amérique sonténormes et occupent un espace circulaire de neuf pouces de diamètre. La mor-sure de plusieurs espèces est dangereuse; elles établissent leur domicile dansles gerçures des arbres, sous leur écorce, dans les interstices des rochers, ousur la surface des feuilles de divers végétaux. Telle est la Mygale, nommée auxAntilles A daignée chaise, ou Matoutou (Mijijnle cncerhles, de Latreille ) ;elle ne (ile point de toile, s’enterre et s'embusque dans les l’eûtes de la paroidépouillée des ravins creusés dans les tufs volcaniques. Mlle s’écarte souventbeaucoup de sa demeure pour chasser, se tapit sous des feuilles pour sur-prendre sa proie, (jiii se compose de Fourmis, d'Anolis , et quelquefois de petitsOiseaux. — La Mygale avic.ci.aike [Artniea avicnlnria, de Linné ), quise trouve à Cayenne cl à Surinam , est l une des plus grandes espèces; ellea plus d’un pouce et demi de longueur; son corps est noirâtre, très-velu,avec l’extrémité îles palpes, des pieds et les poils inférieurs de la bouche rou-geâtres; sa cellule a la forme d’un tube rétréci en pointe à son extrémité pos-térieure ; elle est longue de six à trente-six pouces, et se compose d’une galeriecentrale renfermée dans un autre tube auquel elle tient, et qui est lui-mêmeattaché aux arbres. Le tissu de celte galerie est serré, très-lin et demi-transpa-rent comme de la mousseline. C’est nu fond de cette retraite que se lient laMygale, guettant les Insectes et les petits Oiseaux.
Nous avons en Europe des Mygales beaucoup plus petites et non moins inté-ressantes.— LaMvuAi.E maçonne [MijijiiIc anneiilnnn, de Latreille) estlongue de huit lignes, d’un roussàire tirant sur le brun et plus ou moins foncé,avec les bords du corselet plus pâles. Les crochets des mandibules sont noi-râtres, et ont eu dessus cinq pointes prés de leur articulation; l'abdomen est grisde souris, avec, des mouchetures plus foncées; le premier article des tarses estgarni de petites épines ; les crochets du dernier ont un ergot â leur base, etune rangée de dents aiguës. Cette Mygale se trouve dans le midi de la France ;elle se creuse des puits dans les (erres argileuses ; le puits est d’abord vertical,puis il devient horizontal ; il est garni extérieurement d’un mortier solide, éla-