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Tome premier.
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qu’ils divisent en deux classes. De la premiereest VAspect partie , qui fe trouve lorsqu’ilne manque rien aux Aspects ; & de la se-conde est leplatique, c’est-à-dire, un Aspect o\\il manque quelques degrés, ou même quel-“ques minutes. A ces Aspects on attribue deschangemens desquels on fait dépendre lesactions mêmes humaines. Voici un exempleridicule tiré de Sckoner , Opujcul. Afirolog.Par. I I. Canon i, où l’on voit quelles ac-tions on doit ou ne doit pas entreprendredans la vie commune pour chaque Aspect dela lune 8c des planètes. Il dit que 3 rf 5 fifait un jour malheureux, auquel on ne doitni voïager , ni avoir à faire à des gens de lacampagne , ni parler avec des grands Sei-gneurs, ni avec des vieilles gens ; que ? A 3est très-favorableàceux qui cherchent l’amourdes femmes, & à la propagation ; que 3 ?

est bon pour engager des domestiques, &pour conclure des mariages. C’est à causede cette influence qu’on distingue encore lesAspects en bons 8c mauvais. IÍs font bons ,quand les planètes s’entrevoïent d’un douxregard , comme dans le A & dans le •¥• ; maisils font mauvais, s’ils fe regardent de mau-vais œil, comme dans le cf & le □. Celuide or n’est ni bon ni mauvais.

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ASSAUT. Terme de fortification. Attaque àforce d’armes d’un poste d’une place, ann des’en rendre maître. Monter à C Assaut. C’estfe loger fur la brèche. Un pareil logementest toujours difficile & toujours sanguinaire.Par-là il demande bien des précautions. Lapremiere chose qu’on fait est d'envoter desfappeurs du côté de l’épaule, où ils font ordi-nairement à couvert. Ces fappeurs commen-cent à tirer les décombres de la brèche , Hcfont place à d’autres qui montent 8c qui feretirent, lorsque l’ennemi paroît. Sur celui-cil’aífiégeant ne manque pas à faire un feu très-vif. Cet accueil si dangereux chaste l’ennemi,& l’oblige de laisser en paix les fappeurs re-commencer les ouvrages qui facilitent le pas-sage du fosté 8c de la montée. Alors, aprèsavoir redoublé le feu des batteries de touteforte, fans oublier celui de la moufqueterie ,les meilleures troupes de l’infanterie précé-dées de 160 grenadiers, qui montent a leurtête , 8c soutenus de zoo soldats, fe logentà plein faut fur la brèche , poussant de viveforce tout ce qui fe présente devant eux.ASSYMETRIE. Terme ti’Algébre. Nombreproposé dans lequel il n’est pas possible detrouver un autre nombre , tel qu’on le sou-haiteront , comme si l’on demandoit la ra-

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cine quarrée ou cubique de 11 . Lorfqu’uneéquation est affectée de pareils nombres ,c est-à-dire , qu’elle a une Asymétrie , bn le ndélivre, en quartant ou en cubant le mem-bre de l’équation, qui n’a point de signe ra-dica l. On a cette équation y a b y y -+ a a —b y e=a-+ b. Pour dégager le signe radical oupour faire évanouir l’ Asymétrie , on quarre

a -+ b ; ce qui donne a b y y —f a a -

by*=aa-+iab-+ b b.

ASSYMPTOTES. Lignes droites adhéran-tes à une courbe, 8c qui étant prolongées àl’infini, ne fauroient fe rencontrer. Pour con-cevoir plus clairement la nature de ces li-gnes, on peut les regarder comme des tan-gentes à une courbe qui ne les touchequ’á une distance infinie. De toutes lescourbes du z e dégré, telles que les sectionsconiques , l’hyperbole est la feule qui aitdeux Asymptotes. Les courbes du 3 e dé-gré en ont trois; celles du 4 e dégré peu-vent en avoir quatre.

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ASTR AG ALE. Petite moulure ronde, qui en-toure le haut du fust d’une colonne, lorf-qu’on y taille des grains ronds ou oblongs.Onnomme l 'Astragale, Baguette , 8c les ouvriers,Chapelet.

ASTRE. Corps lumineux par lui-même,ouparune lumière empruntée. On en voit de deuxfortes. Les uns fe meuvent dans les Cieux ;les autres y gardent une situation constante8c réciproque. Les premiers font appellésPlanètes , ou Astres errants ; les seconds étoi-les fixes. ( Voie{ PLANETES & ETOILESFIXES. ) Par les lunettes on a découvert plu-sieurs nouveaux Astres dans le Ciel. Maiscette découverte ne nous a pas plus instruitfur leur nature, que nous l’étions auparavant.M. de Fontenelle , qui prouve agréablementque les planètes font autant de mondes, ditaussi que leurs habitans prennent notre terrepour un Astre. M. Huguens l’avoit déja pensé;& il étoit réservé à l’ingénieux Auteur de laPluralité des Mondes , de rendre la chose pro-bable. On pourroit étaïer cette pensée d’uneopinion qui, quoique ancienne, ne n est paspour cela moins de mise. Pythagore, Inventeurde la Musique, prétendoit que les Astres fontpar leur mouvement un concert mélodieux.Lâ-destiis Censorin à qui cette idée n'étoitpoint échappée, composa fur le champ un sys-tème d’Acoustique céleste. Cet Auteur re-marque que de la terre à la lune il y avoir unton de Musique ; de la lune à Venus un f ton ;de la terre au soleil trois tons : ainsi du reste.Le concert qui devoir 8c qui doit résulter de