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Tome premier.
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planète, au point où elle est la plu; éloignéedu centre de la terre. Le soleil se trouvant àpeu près dans le centre de notre lysteme pla-nétaire , l ’Aux est la même chose que l'A_-phelie de la planète , Sc selon l’ancienne As-tronomie , que l'Apogée. On appelle quel-quefois Aux Tare de l’écliptique interceptéentre le commencement du Bélier jufqu’aupoint où la planere est plus éloignée de laterre. Pour les significations des termes d 'Auxmoiennes , Sc À'Aux véritables de Y Epicyclede l’ancienne Astronomie, (Voie^ PLANETE.)

AXE

AXE. On entend par ce mot en Géométrie uneligne droite, qui est comme le pivot d’unecourbe. La parabole a un Axe. C’est une li-gne I K, qui étant perpendiculaire ( PlancheIII. Fig. 11. ) aux ordonnées OR, ST,&c,les divise en deux parties égales O C, C R ,S U , U T , 8cc. Le point I est l’origine deY Axe. Ce point est celui d’où l'on commenceà mener des parallèles pour la former.

L’ellipfe a deux Axes inégaux A B, C D ,( Planche III. Fig. ì $. ) Le plus long A B estnommé grand Axe , ou Axe conjugué à Y AxeC D , & le second C D est dit petit Axe , ouAxe conjugué à Y Axe A B. Le point E , oùse coupent les deux Axes , est le centre del’ellipse A D C B.

L’hyperbole a un Axe de même que la pa-rabole , mais dans les hyperboles ( Plan. III.fig. 14. ) opposées on en trouve deux C D,E F , qui font dits conjugués l’un à l’autre.

Axe de crRcoNvoLUTioN. Ligne imaginaire au-tour de laquelle on conçoit que tourne unplan, pour engendrer un solide. C'est ainsioue la fphere est produite par la révolutiond’iin cercle autour de son diamètre, qui enest Y Axe ; qu’un cône est formé par la révo-lution d’un triangle autour de fa perpendi-culaire, Axe actuel du cône y un erlindre parcelle d’un parallélograme. Les solides qui nepeuvent être formés par la révolution d’une fi-gure autour d’une ligne , n’ont point d 'Axe.

Axe d’une Planète. Ligne tirée par le centreautour de laquelle la planète fait la révolu-tion.

Axe du Monde. Ligne droite supposée , quel’on conçoit palier dans le lystême de Ptolo-mée par le centre de la terre , 8c qui fe ter-mine aux pôles du monde. C’est autour de

. cet Axe que toute la machine du mondefait un tour en 24 heures d’Orient en Occi-dent.

Axe du Zodiaque. C’est une ligne qu’on ima-gine palier parle centre défia terre, (ou du ío-leil) & qui le termine aux pôles du Zodiaque

A X I

éloignés de 23 0 , z o'de ceux du monde

Axe de Cadran. Ligne droite tirée par le cen-tre du cadran, Sc par le bout du style. CetAxe n'est autre chose que celui du monde ;puisque le centre du cadran n’est lui-mêmeque la représentation du pôle élevé sur l’ho-rison, 8c le pied du style le centre de laterre, Sc que c’est par ces deux points quepasse VAxt du monde.

Axf. en Optique. C’est le raïon réfléchi d’unobjet qui passe par le centre de l’cril, fur le-quel il tombe perpendiculairement. Cet Axerend l’objet sensible ou visible , Sc lorsquenous regardons de côté , le raïon qui doit lele former, ctant oblique, nous votons i’ob-jet avec peine. L’ceil n’est jamais mieux à for»aise que dans le moment où Y Axe est formé,ou si l’on veut, que ce raïon est perpendicu-laire.

Axe d’Incidence. Lmne qui tombe perpendi-culairement fur la surface de l’eau.

Axe de Réfraction. Prolongement de cettemême ligne dans l’eau.

Axe D’OsciLLATioN. Ligne tiré parallèle-ment à l’horifon, dans laquelle un pendule faitses vibrations.

A X I

AXIOME. Proposition si claire Sc si évidente parclle-même, qu’on ne fa u roi t la nier , fans ad-mettre des absurdités chimériquemenc mons-trueuses. De cette nature font les Proposi-tions suivantes.

1 °. Le tout est plus grand que ses parties y &les parties font égales à leur tout.

2°. Les quantités égales à une troisième fontégales entre elles.

3 0 . Si à des quantités égales on ajoute desquantités égales , leurs sommes feront éga-les , &c.

Euclide a fait usage de 12 de ce s fortesA'Axiomes , pour démontrer la plupart desPropositions qui font dans ses Elémens. SesCommentateurs en ont ajouté d’autres, qnin’ont pas ce dégré d’évidence, Sc où la vé-rité ne paroi t ni si nûe, ni si simple, quoi-qu’ils soient auflì certains. Clavius en pôleencore sepr delcetre espece :

1 °. Deux lignes droites qui fe rencontrent in-directement , n ont pas un même segment.

2“. Deux lignes droites fe rencontrant in-directement étant prolongées ,J'e coupent néces-sairement au point de rencontre.

3 °. Si des quantités inégales on retranche desquantités égales , les reflesseront égaux , &c..

Henrion , dans fa traduction des XV. Li-vres A'Euclide , rapporte ces Axiomes, Sc enfait usage.