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ce de i;°.;o' à se diriger vers le Nord.Voilà donc deux forces contraires qui tefont équilibre. Chaque aiguille est tournéeavec la même force vers son méridien ai-manté, dont elles étoient également éloi-gnées , Tune vers l’Occident, l’aiure vers leNord. Elles doivent donc fe diriger dans uneligne m o renne, 8c cette ligne est la ligneNord Sc Sud.
Voilà par ce more n la déclinaison de l’ai-guille sauvée. Malheur cependant à qui s’yfieroit. Il faut lire dans YEjsai de Physique ,Tome II. page 197 . de M. Muschenbrocck ,les difficultés qu’il y a de réduire cette idéeen pratique, 8c combien il íeroit dangereuxde s’y reposer. Le docte Physicien avertirmême qu’il n’a publié les expériences qu’il afaites à ce sujet, » qu’afin d’épargner aux» autres Philosophes , la peine 8c le tems» qu’ils feroient obligés d’emploïer en les» faisant de nouveau «.
. Nous devons fans doute rendre ici hom-mage à celui auquel nous sommes redeva-bles de la découverte de la Boussole. Quel-ques-uns l’attribuent à Marc Paul Vénitien,qui l’apporta de la Chine en 1160 . Les Chi-nois assurent que leur Empereur Chininguesen a eu quelque connoisiance. Mais ce fontlà des conjectures vagues fur lesquelles il n’ya point de fond à faire. En se conformanta u sentiment le plus suivi, notre gratitude aFlavio Gioja pour objet, qui l’inventa enI zoo. Encore quelques Auteurs anciens, quil’avoient pensé tels que le P. Deschalles , nefont pas tout-à-fait de cet avis. Ils convien-nent bien que Gioja a pû trouver le moïende suspendre l’aiguille. A cela près, ils at-tribuent l’invention même de la Boussole auxFrançois, à cause de la fleur-de-lis, qui encaractérisant la Nation, semble lui appro-prier cette découverte. D u moins on faità n’en pouvoir douter, qn’en izi6 du temsde St Louis , les Matelots tiroient parti dela propriété directrice de l’aiman. Ils tail-loient cette pierre ; la mettoient dans uneespece de petite nacelle de bois, & enfer-moient cette nacelle dans une bouteille plei-ne d’eau. L’aiman fe trouvant libre fe diri-geoit au Nord, 8c servoit de guide aux Ma-telots , qui avoient remarqué cette direction.Parce que l’on donnoit à cette pierre la formed’une grenouille,ou l’appelloir tanzòt Calami-tes 3 Marinette , noms qui indiquoient
cet animal aquatique. Sur ce mot de Ma-rinette , il n’est personne qui ne rappelleà fa mémoire, les vers que Quiot de Pro-lines composa en 1100 , 8c rapportés dansles Antiquités de Fauchet. Ils commencentainsi :
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Icelle Etoile ne se meutUn art sont , qui mentir ne peut ,
Par vertu de La MarinetteUne pierre laide & noirette ,
Oh le fer volontiers s'y joint.
Les Chinois du tems du P. Foïimìer n’a-voient pas d’autres Boujsdes que celles des an-ciens Marins. Si elles lonr encore en usage ,la Boujsole Chinoije n’est qu’un vailìeau moi-tié plein d’eau , fur lequel dotent deux mor-ceaux de liège, qui portent un triangle defer aimanté. Un Suédois a composé un Dilser-ration lur la Bousole intitulée: De Pixider/iagnetica,feu , ut votant, compose Nantie .
Boussoles sympatiques. Les partisans de iPhysique occulte appellent ainsi des bouffi mrpar lesquelles on peut écrire à une personneéloignée, 8c lui faire connoîue son mentionen même tems, ou un moment après qti’onlui a écrit. Par cet énoncé on juge bien queles Bousoles sympatiques íont de pures chi-mères. Cependant comme il y a encore desgens qui prennent ces visions pour des réali-tés, il est bon de les faire connoîrre. Dans ceDictionnaire je me luis proposé deux choses ;de mettre dans leur jour les vérités mathéma-tiques 8c physiques, 8c d’ensevelir dans l’obs-curité les erreurs qu’on y avoir mêlées dans lanaissance decesdeuxSciences.C’est dans cettevue que j’ai cru devoir parler de la Physiqueocculte, afin qu’on fût en état de distinguerles termes de la bonne Physique de ceux decette derniere, & qu’en les connoiílant, 011pût mépriser leur objet à juste titre. Je viensd la description des Bousoles sympatiques.
Ces Bousoles font composées de deuxboc-tes de si n acier, semblables aux boctes ordi-naires des bouíîoles communes. Elles doiventêtre de même poids, grandeur 8c figure avecun bord aílèz jjrand pour y mettre autour deslettres alphabétiques. Du fond de ces boëtess’éléve un pivot ,'qui porte leur aiguille. Jus-ques là rien de particulier. Mais voici le findu secret. Après avoir bien poli ces boctes, ilfaut chercher, entre plusieurs pierres, de bonaiman qui ait du côté du Midi des veinesblanches. De ces veines on choisit la plus lon-gue & la plus droites on la fait scier en deuxparties les plus justes qu’on peut , 8c on enforme deux aiguilles de même épaisseur 8c demême poids, qu’on perce au milieu , pour lesmettre en équilibre fur le pivot.
Les Boussoles ainsiconstruites, on en donneune à la personne avec laquelle on veut liercorrespondance , & on l’avertit du jour & del’heure qu’on fera agir la Bousole. Alors ce-lui qui veut écrire faic tourner l’aiguille defa Bousole fur la première lettre du premier