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Tome premier.
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geance fut poussée si loin , que pout laisserun exemple éternel de la punition qu'ilsavoient fait souffrir aux Cariatides , les Ar-chitectes de ce tems-là, mirent au lieu decolonnes la figure des femmes dans les Edi-fices publics , qui fous le poids de 1 entable-ment, dont elles étoient chargées, rappelloitcelui de leur captivité. ( Plan.XLV. Fig. zir.)

CARTE. En général on entend par ce mot lareprésentation fur un plan de la surface dequelque lieu. Les Cartes Géographiques re-présentent la surface de la terre ; les Cartescélestes celle d u ciel, 8c les Cartes Marinescelle de la mer. Je m’arrêterai à ces deuxdernieres Cartes. Il y a assez de Livres, deDictionnaires même qui font mention desautres. D’ailleurs, la Géographie ne doit pointentrer dans mon plan. Quoique cette Scien-ce soit liée avec les Mathématiques, la cho-se en est cependant fort éloignée, quant auxMathématiques prises en elles mêmes 6c dansleur source.

Cartes celestes. Ces Cartes renferment leciel étoilé. Les constellations y font placéessuivant leur situation dans le firmament ; defaçon qu’on peut en les comparant les re-connoître dans le ciel avec facilité 6c mesurerleur distance réciproque.

Pour parvenir à la premiere connoissance,lorfqu’on est muni de bonnes Cartes , il fauts’attacher à reconnoître quelques constella-tion remarquable , qui puisse servir commede point fixe , pour conduire aux autres. Onfie sert communément de deux très-faciles àreconnoître. La premiere est la grande ourse,nommée par le vulgaire 1 q grand Chariot , 6cla seconde l’Orion. Je donne ici la figure del’une 6c de l’autre. La figure 19 ( PI. XII.) estla grande Ourse ; 6c l’Orion est représenté parla figure $1. En regardant du côté du Nordon apperçoit fort aisément la premiere , quiest formée comme l’on voit par quatre gran-des étoiles ( Planche XII. Fig. 19.) disposéesen quarté, à laquelle on donne le nom dechariot, ou celui de l’Ourfe. Selon la pre-miere dénomination , les trois qui précédentalors font les Chevaux ; 6c selon la seconde,elles deviennent la queue de la grande Our-se. Cette reconnoissance faite, si l’on menedes deux roues de derriere A B une ligne ,elle ira rencontrer l’étoile polaire, qui formela queue d’une autre constellation à peu prèssemblable à celle- ci 6c nommée la petiteOurse, ou le petit chariot composé de ( Plan-che XII.Figure 30 .)j étoiles,|6c àz° j du Pô-le du monde. Tirant fur la Carte une lignedroite depuis la pénultième droirede la gran-de Ourle jusques à l’épaule droite de la pe-tjre , on trouve fur la Carte une constella-

C A R

tion en forme de cercle, qui est celle du Dra*gon. Cette même opération repetée en quel-que façon dans le ciel, fait reconnoître cetteconstellation. De-là on pafle au Cigne quiest à côté , 6c à l’Hercule qui est au-deííus.Reprenant la grande Ourse ou le grand char-riot, on remonte de la roue de derriere à lamain du Bootes , 6cc.

Il y en a qui reconnoiílènt les constella-tions tout différemment. Par exemple, pourreconnoître Bootes, ils cherchent le cœucdu Lion Regulus , 6c ils le trouvent en ef-fet , en tirant vers le Sud une ligne qui vapasser tout proche cette constellation. Ducœur du Lion 6c de fa queue , une autre li-gne étant menée vers l’Est, ils rencontrentBootes ; 6c de-là ils découvrent la Couronne,de celle-ci la Lyre, de la Lyre le Dragon, duDragon l’Aigle, Sec.

Cette méthode est fort bonne. Mais lameilleure est celle qu’on fe fait foi-même, enobservant les figures, soit quarrées, soit trian-gulaires que font entre elles les constellationsqu’on connoît, 8c celles qu’on ne connoîtpas. Pour faciliter ceux qui suivront ce con-seil , voici une constellation qu’il est bon dsconnoître. C’est la Casiìopée. (Planche XII.Figure z r.) Elle est opposée aux étoiles de laqueue de la grande Ourse ; de forte qu’elleest de l’autre côté du Pôle, 8c que quandcelle ci est à l’Est, la Casiìopée est à l’Ouest,La figure 3z la représente débarrassée desétoiles qui pourroient la faire chercher dansles Cartes. Par cette feule constellation onreconnoît le Cigne , Andromede , 8cc.

L’Orion est une constellation importante ,dont on ne peut guéres fe palier. On peutmême commencer par celle-ci 6c laisser là leChariot. Il est vrai qu’elle ne paroît pas entout tems. Lors donc qu’on apperpevra versl’Orient ( Planche XII. Fig. 31.) quatre gran-des étoiles , dont quatre font en quarté , 8cles trois autres au milieu en ligne droite, onfera certain qu’on découvre l’Orion. Lésstrois étoiles du milieu fe nomment les TroisRois. En comparant fur les Cartes 6c fur leciel les constellations qui font situées autourde cette constellation , on reconnoît les au-tres. D’un côté on voit une étoile rouge 8cenflammée: c’est l’œil du Taureau; d’un au-tre la Canicule ; ailleurs » tout proche del’Orion , le petit Chien , les Gemeaux , Sec.

Le Globe céleste sert comme les Cartes àreconnoître le ciel. Les Canes font cepen- ,dant préférées ; parce que fur le globe oqvoit les constellations fur une surface con-vexe ; Se elles ne paroiflènt pas de mêmedans le firmament. En second lieu , on nepeut les y rapporter qu’en fe transportant