!ZQ CAS
nier, tiendront long-tems les Physiciens enéchec. Les effets simples de la nature les em-barrassent , & manifestent d’une maniéré tou-re humiliante la foibleffe deTelprit humain.A plus forte raison , combien excédent íaportée ceux qui lemblent avoir été en quel-que forte travaillés, & dont la nature ne pa-roît avoir accouché qu’avec une violence ex*traodinaire ;
CASTRAMETATION. L’artde camper, ou detracer les camps le plus avantageusement qu’ilest possible, suivant les conjonctures , leslieux, tk les vues que l’on a fur l’ennenri. Ilferoit bien avantageux qu’on eût des régléssûres pour la disposition d’une armée, d’uncamp. La choie est de conséquence. Par mal-heur elle n'est pas ailée. Disticilemenr fixe-ra-t-on les principes de la Caftramitation? Lescamps des Romains, lur la foi d aPolybe ,éroient toujours quarrés;& si l’on en croitVegece , ils changeoient de figure, suivant lanature des terrains qu’iîsoccupoienr. Ce der-nier sentiment paroît plus vraisemblable - ilest du moins plus conforme à la raison. Maisquelles étoient ces figures? On n’en lait rien.Les Historiens rapportent seulement que leurscamps étoient toujours entourés d’un folle,& garnis d’un parapet bordé de pieux, ou depalissades,dont les soldats ne (edéleir.paroientjamais dans leur marche. Ils ajoutent quele Général occupoit l’endroit le plus avanta-geux du camp, a fin qu’il pût le découvrir en-tierement, & qu’il fût témoin oculaire de cequi s’y paffoir.
Le P. Daniel dit que fous Charles VIII ,& Louis XII , les Généraux François fe re-tranchèrent de telle forte dans ce camp ,qu’ils le rendoient inaccessible aux ennemis.Le même Auteur entre dans un détail à l’égard de celui du Maréchal de Montmorencì àAvignon , qui le fait regarder comme le pluscélébré. 11 étoit fait de telle forte, que Char-les V. Empereur, n’ofa 'amaisl’attaquer, quel-qu’imporrant qu’il fût pour lui d’en venir àune action décisive.
Cette façon de camper auroit dû être obfervée. Mais soit que les Généraux se fifientun scrupule de copier le Maréchal de Mant-morenci, soitqu’à son exemple, ils vouluffenríe faire une méthode particulière , chacund’eux campa à fa maniéré. Ceux-ci dilp >fê-tent leur armée en rectangle; ceux-là parquartiers. Aujourd’hui, au rapport de M. leBlond , les troupes en France fe campent furdeux ou trois lignes. L’infanrerie est placéenu centre; la cavalerie fur les ailes, ik lefront du camp, qu’on nomme aussi la tête ,est ennerement libre a fin que l’armée puisteen sortant du camp, fe ranger aisément en
C A T
bataille. A l’égard des Officiers, ils se placeurà la queue de leur troupe, & quant à la dis-position del’artillerie & des vivres, l’une estsituée un peu avant du centre de la premiersligne -, les autres vers le milieudel’armée en-tre la premiers & la seconde.
Qu’on ne me demande pas si cette mé-thode est bonne, & pourquoi, ou quelle estcelle qu’on doit luivre? La réponse à cettequestion est très-étendue ; & il ne f.rudroicrien moins qu’u n livre entier, pour la déve-lopper. Je crois qu’on doit avoir égard à descirconstances infinies ; Lc que les règles de cetart doivent être variées autant que les circons-tances qui les commandent. Convenons tou-tefois qu’on pourroit les borner. Dans leschoies vastes on s’attache à des principes gé-néraux, auxquels ces réglés font subordon-nées. Mais que ces principes fcmt difficiles àétablir !
M. Choul a publié un Traité fur la Cajlra-metation des jJnciens. Vegece, P olybe , Ste-vin , le P, Daniel , M. Fontaine , en ont écrit,M. le Blond a mis au jour depuis peu unEffai fur cet art. C c st le seul Livre où l'on.tâche d’en rechercher Les réglés -> 5c j’avoue-rai même que les vues de cet Auteur fondéesfur la Géométrie, m’ont engagé à frite men-tion de la Cajlramitation , qui ,prile en gé-néral , étoit trop éloignée du plan de ce Dic-tionnaire , pour y avoir une place. Puiste-jepar-là avertir efficacement les Géomètres qu’ilferont utile de suivre les traces de M. leBlond!
C A T
CATARACTE. Newton appelle ainsi la co-lonne d’eau , qui fort d’un vale cilindriquepercé à Ion fond. Far le mot de colonne onn’auroir gueres une idée de la Cataracte , si jen’en donnois ici la figure; en ajourant quecette colonne forme une courbe hyperboli-que. A II C D ( PI. XXXI. Fig. 35 . ) est doncun vailfe.au cilindrique rempli d’eau. On leperce en F, & il s’agitde déterminer la routeque prendra le a u en fevnidanr.
Ntwton suppose pour cela cecilindre d’eauchargé d’un cilindre de glace de même gran-deur, & que cette glace venant à le fondre ,tombe suivant la colonne B F G C , CataracteNexvronienne. Pour mieux entrer dans la pen-sée de ce grand Physicien, supposons com-me lui, que B F, G C, soient glacés, en forteque l’eau de la glace fondue, ou l’eau de lasurface B C s’écoule à travers d’un enconnoirde glace. Cet entonnoir forme la Cataracted’eau supposée, qui va devenir réelle, en fai-sant fondre l’entonnotr Car si elleetoit moin-dre, ou fi l’eau, qui s’écoule, ne la remplis