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Tome premier.
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mée de toutes parts. Dans le moment doncque ces raïons tombent, ils font disperses àdroite & à gauche. Une foible 8c très-foiblepartie est renvoïée dans un sens contraire ;

8c avant qu’elle ait eû le tems de se réfléchirsensiblement, nevoilà-t-il pas d’autres raïonsqui ne cessant de couler , heurtent nécessai-rement tout ce qui se trouve à leur paflage.

Or ce ne sont pas les parties solides de laglace, ou du miroir qui se présentent actuel-lement. Ce sont les premiers raïons qui étoientréfléchis irrégulièrement, qu’elle rencontre ;

& ces premiers raïons élevés au-dessus de lasurface présentent eux-mêmes une surfaceinégale sur laquelle elle réfléchit régulière-ment 8c irrégulièrement. Les réflects réguliersfont renvoies comme les premiers fous unangle égal à sangle d’incidence. Arrive unautre contre coup qui produit le même ester ;

8c cela continue toujours jusques à ce que lesraïons soient enfin réfléchis fous le même an-gle qu’ils font tombés; parce que cette sur-face que forme la lumière par-dessus le mi-roir, ou le corps poli, quel qu’il loir, de-vient enfin parfaitement unie.

Plus on étudiera le mouvement progressifde la lumière, & plus cette explication pa-roîtra naturelle 8c sensible. Je le dis, parceque je le crois : ce mouvement de progression,

8c la rapidité de cette progression renfermentles principales causes qui regardent l’opti-que. Eh , combien de mystères évanouis de-puis que les Physiciens y Ion t attention !

L. Après avoir établi ce principe, ouel’anglede réflexion est-égal à l’angled’incidence dansla théorie comme dans la pratique, je vaistâcher de rendre raison des esters qui résul-tent des miroirs plans, convexes 8c conca-ves. Par Miroir on n’entend pas seulementune glace unie, couverte de vifargent; mais engénéral tout corps assez poli, pour ^produire lemême effet que la glace. Ceux de glace ontune propriété 8c un défaut en même- tems. Acela près ils ne diffèrent nullement des autres.

Dans un miroir plan les objets paroissenttoujours renversés de retournés. Si un miroirplan est parallèle à l’horilon , 8c que l’objetsoit vertical, il paroitra renversé. S’il est in- 3.cliné fous sangle de 45°, l’objet perpendi-culaire à l’horison y paroîtra parallèle ; 8c ce-lui qui y sera parallèle sera vû verticalement.

Et ce qui est encore plus étonnant, c’estqu’un objet paroi t aussi loin dans'un miroir ,qu’il en est réellement éloigné. Attachons-nous à ce dernier phénomène. Quand on enest convaincu, il n’y a plus de difficulté pour IJes autres.

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L’œil O (Planche XXVI. Figure 34. ) voieaans le miroir A B le globe S. Comment levoit-il ? Les raïons i K, ir, g t , go, par-tent du globe 8c viennent se réfléchir dans lemiroir fur l'ocil O, fous le même angle qu’ils yfont tombes. Prolongeant les raïons réflé-chis a k, br, a t, bo, jusques à leur pointde réunion pour représenter l’objet que l’ocilvoit 8c par lesquels il jtfge , on aura les trian-gles k x r , y t o , égaux aux triangles i k r ,Uo, comme il est ailé de le montrer. Doitl’on conclud , que le globe doit paroître au-tant éloigné derriere le miroir qu’il Testeffectivement.

Cela posé , on explique comment un ob-jet vertical est vû renversé dans un miroirhorizontal. Sans détailler la figure 3 5 quipeur parler toute feule , observons que latête de la petite statue S doit paroîtreautantéloignée dans le miroir qu’elle en est réelle-ment. Le point P doit être vû de même, 8cen général tout ce qui est renfermé entre lespoints K, S, P, doit être situé de même dans lemiroir. O11 11’a qu a former comme aupara-vant les triangles par lelquels l’ocil voir, enobservant ce qui a été dit ci-devant 8c lesconditions de l’éloignement , on trouveraque le point K tombera au point i ; le pointP au point y , 8c que toute la figure ferarenversée.

Ç’est ainsi qu’on explique pourquoi 8ccomment les objets vus dans un miroir in-cliné paroissent en une situation opposée àleur situation présente. 11 n’y a qu’à faire at-tention que le miroir , ainsi situé, approcheplus d’un côté de l’objet que l’autre , 8c quel’éloignement doit être compensé dans lemiroir. Or, pour que cela soit, il faut quede l’objet, lorfqu’il est vertical, ce qui est enhaut paroisse en bas , 8c ce qui est en bas enhaut : d’où il devient parallèle à l’horison.Si au contraire l’objet est horisontal, par lamême raison il paroîtra vertical , parce quela partie la plus éloignée paroistànt plus loinà l’éloignement, redressera l’objet. La fig. 36(PI. XXVI.) découvrira tout cet artifice &tiendra lieu d’un raisonnement plus étendu,

Lorsqu’on combine la situation des mi-roirs plans , renvoïant fous différons anglesles objets de leur réflexion > qu’on fait voirdans une chambre ce qui se passe en unçvoisine. ( Votez les Récréations Mathémati-ques d'O^anam , T. III. ) Quand deux mi-roirs font un angle aigu, ils multiplient l’ob-jet à mesure que l’angle diminue , suivanecette proportion.