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Tome premier.
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4e morceaux de bois ronds ou quarrés ehfìlcsdans une chaîne. Quoique cerre construc-tion soit simple, le Chapelet c(í cependantd’ungrand usage.Qu’on jette les yeux fur la sig.49( PI. XLII.) Elle représente deux hommes oc-cupés à faire mouvoir un Chapelet incliné.BF est une efpece d’auge, dans laquelle lespalettes M/z, PB,R/, S s, Tr, Sec. fontmonter leau en faisant tourner le tambour XJorsqu’on a fait la construction suivante.

Trois pieux DO, D U, D I , contiennentun efpece de tambour C, fur lequel pasiè leChapelet d’un côté & fur un autre tambourX de l’autre. Lorfqu’on tourne la mani-velle Z dans le sens Z K, on tire la chaî-ne M 4, celle-ci entraîne avec elle les palettesqui y sont enfilées. Mais ces palettes ne peu-vent monter dans l’auge fans pousser Peaudans laquelle l’extrémité B de cette augetrempe , & chaque palette, à mesure que letambour X tourne, chaste devant elle unvolume d’eau, qui remplit Pintervalle despalettes, Sc qu’elle conduit juíques à l’ex-trémité F de Pauge , où elle (e vuide.

On ne s’est point encore allltjetti à uneconstruction déterminée pour la machineque je décris. Les uns donnent aux palettes9 pouces de largeur fur 6 de hauteur, gc 3lignes de jeu dans les côtés verticaux de Pau-ge qui fervent en quelque façon de coulissé.D’autres en donnent davantage. Ceux-ci en-filent les palettes proche P u ne de Pautre ;ceux - là les écartent. Chacun a fes raisons.Les premiers veulent épuiser beaucoup d’eauen peu de rems. En ester, plus les palettes jsont proche les unes des autres , plus leureffet est grand. Les seconds ont en vue defaire tourner le Chapelet fur le tambour , oupour s’exprimer en Méchanicien, fur les lan-ternes avec plus de facilité ; Sc c'est ce quiarrive lorsque les palettes sont à une plusgrande distance. Il y a là un avantage depart Sc d’autre. D’un côté Peau monte en plusgrande quantité , de Pautre , elle monte plusvîte. M. Belidor , qui a balancé sérieusementces deux avantages, dans son Architecturehydraulique , Tom. I. pag. 363. veut qu’onfasse Pintervalle des palettes égales à leurhauteur. Al’égard de leur grandeur, je pensequ’on doit les proportionner ou aux personnesqu’on peut emploier à frire mouvoir le Cha-pelet, o\x au rems auquel on est restraint,pourl’épuifement des eaux.

Quand le nombre des palettes est donné,leur distance, leur hauteur, celle d u planincliné, il n’elì pas difficile d’estinrer la forcenécestàire pour faire tourner le Chapelet avecune certaine vitesse-, &,aïant connu le demidiamètre du tambour ou de la lanterne X, Sc

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la longueur de la manivelle Z, de détermi-ner la force qu’on doit y appliquer. Cetteconnoistince en fournit une autre plusimpor-

[ tante : c’el’t qu’on fait ce qui s’épuife d’eaudans tel ou tel tems. Avec quelques principesd’hydraulique on peut bien faire ce calcul.Il est vrai que la diversité des circonstan-ces , qui font en grand nombre , commel’on vient de voir , restraint encore le cal-cul à un cas trcs-particulier. On doit avoirici la machine fous fes yeux. Sans cela, ilfaut faire des luppositions qui très-rarementfe rencontrent avec les circonstances par les-quelles la position du Chapelet est détermi-née. Les personnes curieuses de savoir ce-pendant la façon dont on doit s’y prendre »trouveront un modèle de calcul dans l 'Ar-chitecture hydrauliques M. Belidor, à Pen-droit déja cité.

1. Il n’y a pas tant de façon à faire pour lesChapelets verticaux, comme pour les Chape-lets inclinés. On fe sert ordinairement aulieu d’une auge d’un tuïau A B, coupé dansla figure verticalement ( Planche XLII. Figu-re 50.) dans lequel passent des rondellesm , n,t, &c.au lieu des palettes m, n, Sec. enfi-lées dans des chaînons & qui poulíent Peau ewmontant, lorsque l’hoinme II tourne la lan-terne L dans un sens convenable. Les ron-delles fe font de cuir. Pour les serrer onles couvre d’une plaque de fer. Le calcul dece Chapelet est tout simple. Il lest encoredavantage quand on substitue aux rondellesdes godets qui portent Peau , Lc qui la ver-sent en passant pat-dessus la lanterne. Au.reste dans l’un & Pautre Chapelet on préféréles chaînons de bois à ceux de fer ; parcequ’on les raccommode plus aisément lorf-qu’ils fe cassent. M. Belidor a encore donnéà la page 3<,4du Tome I. de son Architectu-re hydraulique , le calcul de ce Chapelet , quiest trop ailé , pour que je m’y arrête.

Le Chapelet a été inventé selon M. Perraultpar M. Francini , Gentilhomme François,originaire de Florence •, Sc il a été exécutéenviron Pan 1680 à la Bibliothèque du Roi ,à Paris. ( Voïez Fitruvt , L. X. p. 319. )

Chapelet. E11 terme d’Architecture, ce mocsignifie une baguette taillée en petits grains-qui ont la forme ovale ou sphérique.

CHAPITEAU. Partie supérieure d’une co-lomne. Il y a autant dedifférens Chapiteaux,qu’il y ad’Ordres en Architecture.On peut mê-me dire que les Chapiteaux awzGcérûcm les Or-dres d’une façon toute parlante. Ainsi les L//L-piteaux font des membres essentiels en Archi-tecture. On en jugera par le détail que de-mande chacun d’eux en particulier.

Chapiteau Toscan. Ce Chapiteau est lans

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