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Tome premier.
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représenté les boucles des femmes, auxquel-les il compare les colonnes de l’Ordre Ioni-que. ( Voit^ COLONNE. )

On prend la hauteur du Chapiteau Ioni-que depuis le tailloir jusqu’à ['astragale. Aïantensuite divisé le petit module en 12 parties ,on en donne 11 à tout le Chapiteau , qu’ondistribue ainsi dans ses parties : savoir troispour son tailloir, c’est-à-dire , deux pour sontalon , une pour son filet ; quatre pour l’é-corce , donc une est pour son rebord, 8c qua-tre pour l’ove. On compte ordinairement dix-neuf des douzièmes du petit module depuisle haut du tailloir julques au bas de la vo-lute. Cette derniere partie du Chapiteau Io-nique est ce qui le caractérise principalement.

( f r oiez' VOLUTE. )

M. rerrault proportionne ainsi ce Chapi-teau. II donne à ía hauteur 18 minutes ; 16 àla hauteur de la volute , & 23 & f à fa lar-geur. A l’égatd de l’échine, il Légale à l’é-corce. Alberti 8c Scamo^pï avoient déja pro-portionné le Chapiteau ionique à peu près dela même façon. Mais Palladio , Fignole ,Barbaro , Ballant, & de Lorme déterminentautrement les dimensions de ce Chapiteau.Les uns donnent 22 minutes | à fa hauteur,& d’autres 21 5. Ceux-ci font ['échine plusgrande que l’écorce. Ceux-là donnent à lahauteur de ce membre plus que n'en ale restedu Chapiteau , tandis que des troisièmes veu-lent que l’échine soit plus perire que l’écorce.Pour la volute,même diversité dans les sentimens. On ne compte que 3 nrin. ~ au templede la fortune virile , dans fa largeur ; 24 |aucollisée ; 16 ^ au théâtre de Marcellus. La lar-geur de la volute dans ces grands morceauxd’Archirecture est aussi différente. Elle est deL s ì au temple de la fortune virile ; de 24 authéâtre de Maçcellus , &:c. Er routes ces di-mensions ont leurs partisans. On volt unChapiteau Ion-que , dans la Planche XLIV. Fi-gure 62. N°. 3. avec ses ornemens.

4. Rien n’est plus aisé à distinguer que le Cha-piteau Corinthien. Par ['inspection seule de laFigure 61. N". 4. Planche XLIV , il est aiséde juger qu’il est plus différent des trois au-tres que ['Ionique re Test du Dorique 8c duToscan. Le tailloir &: l’ove , parties effentiel-les a cestrois Chapiteaux, nefetrouvenrpointici. Car le tailloir qu’il a est si différent desautres, qu’on pourroir lui donner un autrenom. Ses quatre faces son courbées 8c creufées en-dedans. A chacune de ces faces estune rose. Au 1 eu d’oves 8c d’annelers il n’ya qu’un rebord de vase. Ce qui lui tient lieude gorge est fort allongé, & garni d’un dou-ble rang de huit feuilles recourbées en-dehors,d entre lesquelles sortent de petites tiges,

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d’oùnaissent les volutes, qui n’ont aucuneressemblance avec celles du Chapiteau Ioni-que, 8c qui au lieudes quatre de l'Ordre Io-nique , f ont ici au nombre de seize, quatre àchaque face.

On détermine la hauteur de ce Chapiteauen ajoutant à la grandeur de tout le diamè-tre du bas de la colonne un sixième : ce quifait 3 modules 5. Aïant partagé cette hau-teur en sept parties,on donne les quatre d’en-bas aux feuilles, c’est-à-dire, deux au premierrang , & deux au second. La hauteur de cha-que feuille íe partage en trois. La partie su-périeure est pour la descente de la courburede la feuille. Les trois parties, qui restent dessept, au haut du Chapiteau , sont pour lestiges, les volutes, 8c le tailloir. Cet espa-ce doit être encore partagé en sept par-ties , dont les deux supérieures font pour letailloir, les trois suivantes pour la volute ,8c les deux dernieres pour les tiges, ou ti-gettes , ou caulicoles. Ainsi l’une de ces deuxparties est destinée à la descente de la cour-bure des feuilles des caulicoles, dont deuxse rencontrent & se joignent à ['endroit oùles volutes s'assemblent : je veux dire aux qua-tre coins 8c aux quatre milieux du Chapiteau.Afin de remplir le vuide , qui est entre la vo-lute, 8c le coin du tailloir qui demeure droitfous les coins du tailloir où les volutes s as-semblent , est une petite feuille d’Acanthe, -se recourbant versee membre.

Enfin, pour achever le Chapiteau Corinthien ,on refend les feuilles entieres, 8c on faittrois étages d’autres feuilles plus petites dontelles font composées,&qu’ellesontdechaquecôté, sans la feuille du milieu, qui se recourbeen dehors. Les feuilles plus petites se refen-dent ou en cinq parties, ou en trois. Dans lepremier cas on les nomme Feuilles d’Olivier ,& Feuilles de Laurier dans le second. On doitencore refendre la feuille du milieu , en on-ze perites , toutes convexes en dehors. Unfleuron, s’élevant au-dessiisdes feuilles du mi-lieu, produit entre les caulicoles 8c les volu-tes du milieu , tine espece de queue, qui sou-rient la rose, qui partage le tailloir en deuxégalement, 8c qui termine la construction dece Chapiteau.

Les feuilles qui ornent le Chapiteau Corin-thien , en font le caractère. Comme suivantque ces feuilles font refendues, ce caractèrepeur être différent, rien n’est plus varié queles sentimens des Architectes à cet égard.Ceux , qui suivent l’an tique, les font à feuil-les d’plivier, c’est-à-dire, les refendent encinq. D’autres les refendent en quatre. Maisles Modernes, tels que Serlio , Barbaro , Ca-taneo , &c. les font à feuilles d’Acanthe.

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