C H I
z. Ën général la premiers attention qu’on re-commande en Chiromancie , c’est de considé-rer la disposirion Sc la proportion de la main.Si elle répond aux antres parties du corpshumain, elle marque un homme doué de.bonnes mœurs. N’y répond-elle pas ì elleannonce un vicieux. Une grande main prou-ve qu’un homme est ingénieux. Une main* médiocre, mais grêlée Sc avec cela un peuhumide, désigne un esprit très-fubtil. Unepetite main , un homme orgueilleux Sc colé-rique. Unemain pelée, un homme efteminé.Une main velue, un homme inconstant,peusage &c d’ailleurs très fort. Aux lemmes lesdoigts longs & la paulme courte , menacentd une extrême difficulté à enfanter. Ils pro-nostiquent le contraire lorsqu’ils font courts,& que la main est d’une grande étendue.
II y a plus de découvertes à faire par l’inf-pection des lignes. Plus les rejlraintes font engrand nombre , plus longue est la vie d’unhomme. Chaque restrainre répond à vingtannées. Ainsi un hommê doit vivre autantde 10 ans qu’il a de ces lignes. De-là lesChiromanciens tirent ces conséquences ad-mirables , qu’on connoît par la premiersrestrainre la bonne ou la mauvaiíe habituded’une personne jusques à la vingtième an-née de Ion âge; par la seconde , depuis lavingtième jusques à la 40 e ; par la troisième,depuis la 40 e jusques à la 60°, Scc.
Lorsque les quatre lignes principales de lamain fe trouvent bien dilpoíées Sc bien for-mées, elles marquent en général un bon tem-péramment, fur-tout si elles font accompa-gnées de la ligne du soleil. La ligne vitale quis’étend jusques aux restraintes par lesquelles estentouré le mont de Venus , fans difeontinui-té, promet une longue vie Sc une excellentecomplexion. Est-elle grolfe Sc longue r c’estun signe que celui de qui l’on examine lâmain, est un guerrier, un sanguinaire. Quandcette ligne est enflée en son commencement,elle déclare un homme bas Sc sordide, (anséducation Sc d’une vile naissance. Voilà lemauvais coté de la ligne vitale. Elle en a unbeau. Heureux celui, dont la vitale est éten-due & a plusieurs rameaux à sangle suprê-me , vers le mont indice : il aura des riches-ses Sc des honneurs. Si avec cela du côtéqu’elle répond à sangle gauche, elle est gros-se jusques à l’angle suprême; surcroît debonheur: on est judicieux Sc magnanime.Cette derniere qualité est altérée par celle decruel, quand la grofleur ce cette ligne est unpeu rouge.
Les autres lignes ont à peu près les mêmesvertus, Sc comme ces vertus dépendent en-tfçrçment de b volonté des Chiromanciens ,
C H O 7;;
je crois qu’on ne risque rien à leur donne rcelles qu’on voudra. Pour comprendre routela théorie de leur art , il suffit de faire atten-tion au voisinage & à la situation de ceslignes, par rapport aux sept planètes auf-quelles les Astrologues attribuent des quali-tés. ( Voiei ASTROLOGIE. ) Ces lignesparticipent des qualités de chaque planète ,Sc les hommes des qualités de ces lignes.
Tel est tout le fond de la Chiromancie.Qu’on juge maintenant de fa solidité. Sincè-rement je demande pardon au Lecteur delavoir entretenu d’un fiqet aufli pitoïable.Mais le dessein où je fuis de faire main ballelur toutes ces pauvretés en les faisant con-noître, l’a emporté fur la répugnance quej’avois à en faire le détail. Et je lai estiméd’autant plus nécessaire qu’on ne voir quetrop de fous dans le monde , qui tâchent defurpendreles sages,soutenus par désapproba-tions telles que la suivante.
Approbation des Docteurs.
tte traduction Françoise de la Chiroman-cie naturelle par le Sieur Romphile , est agréa-ble. C’est un net miroir où chacun íe peutconnoîrre, Sc fans scrupule ( avec discrétiontoutefois ) on la peut lire, ne contenantrien qui choque la toi ni les bonnes mœurs.Ainsi nous soussignés Docteurs en Théologiei’attestons. Fait à Lyon ce 6 Février 1655.]
Fr. Molin , Carme. Fr. M. Michard ,
Mineur.
Joannis Prator.(Thésaurus Chiromanciœ )Jean Abrah. Hopping. ( Introduction a laChiromancie. ) Philip. Mayer. ( Chiromancìa.& Phytiognomia medica. ) Et Romphile ( laChiromancie naturelle ) font les principauxAuteurs fur la Chiromancie.
Voie { la Chiromancie naturelle de Rom-phile. A Paris 76)-;.
C H O
CHOC. Rencontre de deux corps en mouve-ment. Cette rencontre peut fe faire de deuxfaçons, suivant que le corps est mu ou di-rectement ou obliquement. De là naît deuxsortes de Choc ; le Choc direct Sc le Choc obli-que. Le premier a lieu quand la directiondes mouvemens de deux corps pafle par leurcentre de gravité ; le second lorfqu’elle n 3rpasse pas. L’un Sc l’autre ont des réglés par-ticulières. Encore suivant la nature des corpsqui fe choquent, ces réglés varient. En dé-duisant les principales loix du Choc , je met-trai cette variété fous les yeux.
Si un corps en choque un autre plus
V ij