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pie, ne pourroic pas servir de réglés pourtoute autre Ville , suivant les expériences deM. de Vauban & de MM. del’Académie.
Si personne n’a fait l'expérience dont je par-le , on est obligé de la faire soi-même. Ec lesPhysiciens, qui se trouvent dans différonsPais devroient avoir ce foin là pour leurs Pa-triotes , en s’y prenant comme il fuir.
A Paris, à l’Obfervatoire, pour faire certeexpérience, on a un grand vaisteau de ferblanc de 4 pieds de superficie pour le fond,Sc de 6 pieds de hauteur. Ce fond va enpente vers un de ses angles Sc à cet angle estadapté un tuïau qui conduit l’eau dans unecruche. Le mème vailseau Sc le même prépa-ratif peut s’emploïer ailleurs comme à Paris.On exposera donc ce vailseau à la pluie surles toits, & on aura loin de vuider la crucheà mesure qu’elle fe remplit, en meíurantl’eau qu’elle contient chaque fois , avec unpetit vase cubique de trois pouces q u'on neremplit qu’à ; r lignes de hauteur. De cettefaçon, 31 lignes d’eau dans ce petit vase,valent une demi ligne de superficie dans legrand vaisteau. On marque avec exactitudefur un registre les mesures qu’011 a ramasséesdans le courant de chaque mois. Leur sommelaite, on a ainsi en pouces ou err pieds cubi-ques d’eau, la quantité qui en est tombée parla pluie dans le vaisteau qui y étoit exposé.On n’a maintenant qu’à faire cette réglé : siune surface de 4 pieds a reçu tant de piedscubiques d’eau, combien en aura reçu lasurface des toits ? Supposons qu’on ait trouvédans le registre 100 pieds cubiques, Sc quela surface des toits toit de 1000. Celle duvaisteau de fer blanc est déja fixée à 4. Ainsije dis 4: 100 : : icoo : zyooo» pieds cubiquesque donneront les toits pendant une année.On réglera donc là-destus la capacité de laCiterne , en la faisant un peu plus grande,afin que dans les tems que ces pluies serontabondantes , l’eau ne monte pas jusques à lanaissance de la voûte. i
La plus belle Citerne qu’on connoiste estcelle de Constantinople. Elle est soutenue ,suivant Fischer par 114 colonnts. Lc non paraï2 comme le dir Daviler. Ces colonnesfonr couvertes d’eau jusques à une distancede la voûte , qui ne permet le pastage qu’àde petits bateaux. Le même Fischer a repré-senté cette Citerne dans son beau Livre, dontle titre , qui est en Allemand , est : Essaid'Architecture historique , Liv. IIL Plan. P".
Après cette fameuse Citerne ,les plus con-sidérables font celles de Charlemont Sc deCiz-lais. M. Rclidor dans la Science des Ingé-nieurs , Liv. PI. donne un devis instructifde certe derniere.
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CLAIRE DES GARDES. Etoile qui est à l’é-paule da la petite ourse, c’est à-dire la j edepuis le pôle. Elle sert pour connoître lalatitude òc l’heure sur mer par le nocturla-be. ( Poïei LATITUDE & NOCTURLABE.)
CLAPET. Perire I ou pape de fer ou de cuivreque l’eau fait ouvrir o.u fermer par le moïei»d’ime charnière, SOUPAPE.
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CLEF. Terme d’Archirecture civile. C’est. lapierre du milieu d'un arc, d’une platebande,
! ou d’une voûte ; sur laquelle les autres| s’appuïent, Sc fans laquelle celles-ci ne pour-roient fe soutenir. La Clef est différente sui-j vant les ordres. A l’Ordre Toscan Sc auDorique , elle n’est qu’une simple pierre enj saillie. Dans bionique , elle est raillée de ner-vures en maniéré de console avec enroule-mens. (Architecl. de Daviler .i Clf.f. Terme de Mnsique. L’un des trois ca-ractères que l’on met (ur chaque lipne , Scqui donne l’ouverture pour la qualité du ton»,pour le nom des notes, Sc pour les eipeeesj de voix qui les doivent chanter, ©n diviseles Clefs en Clefs transposées Sc en Clefs natu-j relies. Les Clefs transposées font celles quiprécédent des bémols ou des diezes ; & lesj Clefs naturelles , celles qui ne font accom-pagnées par aucun de ces caractères. Les Mu-siciens distinguent encore rrois fortes deClefs ; la Cltj de G re fol , la Clef de Cfol ut,Sc la Clef de Fut fa .
La Clef de fa , qui est la Clef h. plus bafiese place ordinairement (ur la quatrième ousur la troisième ligne. La Clef a ut se placesur la premiere , la seconde , la troisième Scla quatrième ligne. L 'ut , que cette Clef dé-signe doit se prendre au-destitsdq/é ,désignépar la Clef même de fa. Enfin la Clef de fol,dont le fol est encore une quinte au-desiùsde l 'ut désigné par la 67e;/'même à'ut fe pla*ce fur la premiere ou íeconde ligne. Cha-que CVç/’donnant son nom à la ligne qui latraverse' on comprend qu’une note qui íerasur certe ligne doit porter le nom de la Clef,en donnant indifféremment le nom de laClef à la ligne ou à la note.
CLEPSIDRE. Sorre d’horloge dont seservoientles Anciens pour mesurer le rems. Quoiqueces horloges suisent ornées & historiées, Scqu’elles paru lien r d la vue des machines deconséquence, capables d’en imposer aux plusclairvoians , tout leur principe consistoit àtenir compte du tems qu emploie l’eau pour