C L I
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TABLE DES NOUVEAUX CLIMATS DONT LA DUREE
EST D’U N MOIS.
J 77
Climats.
Longueur du jour.
Elévation du Pôle.
I.
1 mois.
67 Díg.
jO Min
II.
2 mois.
69
jo
III
3 mois.
7 3
20
I V*
4 mois.
7 ii
20
V.
j mois.
84
3 °
VI.
6 mois.
90
0
Après ce que j’ai dit, ces Tables n’ont pasbesoin d’explicarion. On voit bien l’utiliré deces dernieres. Veut-on , par exemple, savoirle plus long jour dans l’endroit où l’on est ?on n’a qu’á observer l'élévation du pôle , oula latitude de cet endroit ; chercher dans lacolonne de l 'élévation du Pôle , celle qu’ona trouvée, 8 c prendre à côté les heures qui yrépondent; & íi l’on veut, le clim3t où l’on«st. A Paris l’élévation du pôle est de 49'. Cenombre cherché daus la Table, donne 16heures, & marque en même rems que cetteville est à la fin du huitième Climat. A pro-pos de fin, je ne dois pas palier fous si-lence une explication pour la seconde co-lonne. C’est que la fin d’un Climat sert pourle commencement de l’autrc. Ainsi si dans les Iseconde , troisième, 8 cc. cases, on ne voit queMilieu 8c fin , cela vient de ce qu’on su p jpose que la fin de la premiere case est lecommencement du Climaj. de la seconde ; ce-lui de la seconde le commencement de latroisième, 8 cc. La Table des nouveaux Cli-mats n’a rien de particulier dans l’usage.Elle est fondée sur le même raisonnementque la précédente. Le plus grand jour fousles pôles étant de 6 mois, on a divisé 6 pourformer ces Climats, comme on a divisé 24pour les autres. Noms des principaux Savans,qui ont écrit fur les Climats: Strabon , Ptolo-mee , Riccioli , Philip. Cluverius , 8 c ÏFolf.
CL 1 MATER 1 QUE. Epithete qu’ont donné desPhilosophes à des années remarquables , aux-quelles on attribue une forte de vertu pour< 3 es changemens 8c des révolutions quelcon-ques. Les années , qu’on met au nombre desClimatériques , font la 7e, la 21e, la 6z-, pro-duit de p par 7, & la 8ie> qui est le produitde 9 par 9. Ces deux dernieres années fontappellées Grandes années Climatériques.
On attribue communément l’inventiondes Années Climatériques à Pythagore , par-ce qu’on connoît le foible de ce Philoso-phe pour les nombres. ( Foie £ NOMBRE. )T o m: I,
Aulu-Gellf veut cependant que Pythagoreait volé cette idée aux Caldéens, ( Aulu-Gellii Nobles Atticœ L. III. C. X. ) En toutcas le larcin n’est pas bien considérable.Quelque grands qu’aïenr été les efforts desAnciens Philosophes , pour accréditer lesAnnées Climatériques , ce n’est point dansun siecle aussi éclairé que le nôtre, qu’onajoûte foi à de pareilles rêveries. On a beaudire que le nombre 7 est un nombre quiporte en lui un caractère distinctif, 8c queles Années septénaires doivent nécessairementparticiper à ce caractère, on n’en est paspour cela ni plus éclairé , ni plus effraïé.Pour prouver combien le nombre 7 est di-gne de remarque , on fait observer qu’oncompte 7 planètes, 7 métaux, 7 couleursprimitives , 7 tons dans la Musique ; queí’homme ne croît pas plus de 7 pieds: qu’il saur7 mois pour fa formation : 8c ce qui est encore-plus notable , que Dieu , lorfqu’il créa lemonde, le créa dans 6 jours, & se reposa le7 e . Les Médecins viennent ici à l’appui. Ilsprétendent que nous changeons d’humeur ,d’inclinarions & de goût, non-feulementtous les 7 ans, mais encore tous les 7 mois ,même toutes les 7 heures ; ( Fab. Paulin. DaNumeroSepten. ) ( quelle importante Kyriellepour le nombre 7 ! ) que les dents des en-fants paroistent au bout de 7 mois ; qu’el-les reviennent au bout de 7 ans ; qu’ellestombent dans les années septénaires; 8c queles deux sexes ne font propres à la généra-tion qu’à l’âge de 14 ans; ( Frederici Hofman-ni Dijsertationum Phyjìco - Medicarum Se-leclionum Decas. Dijfier. I. ) que le 7- air »lorsqu’ils font usage de la Musique , pourguérir un malade, est celui qui opere ; & en-fin que le nombre 7 a en main la puisiancedes jours critiques. Ce n’est pas encore tour.Farron comptera , si l’on veut, les 7 Sagesde la Grece, les 7 merveilles du monde, les7 folemnités des Jeux du Cirque , les 7 Gé-néraux destinés à la conquête de Thebes. La
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