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5®. Une dissolution de sel Sc de vitriol, ap-pcllée Eau de Sel & de Chaux , mêlée avecun peu de sel de tartre dissous, donne uneCoagulation forte , & qu’on dilîìpe tout d’uncoup avec un peu d’eau-forte.
6 °. Aïant mêlé de Y Eau de Sel&de Chauxavec une forte dissolution de sel de tartre ,si l’on remue , presse , bat pendant quelquerems ces. deux liqueurs, elles deviendrontpar la Coagulation une masse blanche , donton pourra former le corps qu’on voudra , enla maniant presque comme de la cire molle.
7°. Sur de l’efprit de vin bien fort con-tenu dans un vale , lorfqu’on verse autantd’efjprit de sel armoniac, nouvellement pré-pare avec du sel de tartre, ou de l’elprit d’u-rine bien pur , qu’il y a d’efprit de vin dansle vase, Sc qu’on agite ces deux liqueurs,leur mélange forme une masse blanche. Des.Médecins prétendent que l’efprit de vin ainsicoagulé est excellent pour exciter la transpi-ration , Sc pour dissiper les obstructions , Sccela en en prenant la valeur de u on ijgrains , soit extérieurement , soit intérieure-ment.
8°. L’eau-force citrine versée par reprisesfur l'huile de Gaïac , forme une masse noi-re en se coagulant.\ Cette Coagulation estsurprenante > curieuse , Sc peut fournir ma-tière à exercice. Je devrois borner ici le dé-tail de ces expériences ; mais je succombe àla tentation dajoûter une derniere à celles-là , qui est encore plus merveilleuse. Elle estde M. Pohniere • Sc quoique son Livre desExpériences Physiques soit entre les mainsde tout le monde, je crois qu’on la verra iciavec plaisir à la fuite de celles dont je viensde faire mention, Sc qu’on ne la verra pasfans fruit.
9°. On sait que le vif-argent, ou le mer-cure, est une liqueur, à laquelle les Chimistessouhaitent depuis long-tems de donner uneconsistence pareille à celle de l’argent. Juf-qu’ici on n’est parvenu qu’i le coaguler parle bismuth, ou l'étain de glace : mais cetteCoagulation est une Coagulation bien foible ;or en voici une qui le durcit, suivant laméthode de quelques Physiciens. Aïant duverd de gris & du sel marin en poids égaux,on fait dissoudre le sel avec du vinaigre ,qu’on a mis dans une petite poêle de fer,autant qu’il en faut pour cette dissolution.Cette poêle étant sur le feu, on met ensuitele verd de gris , Sc on remue le tout ensem-ble pendant une demi-heure. Cela fait, onlave ce mélange avec de l’eau commune , Scou l’expose au serein la nuit où il se durcit.
ross On met dans un grand gobelet largepar le fond q onces d’buile d'olive, Sc on y
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ajoute deux onces de bonne eau forte. L’eauforce, comme on le fait , se précipite aufond. Croiroit-on que certe eau pût venirau-dessus , fans y toucher , Sc fe mêler avecl’huile ? C’est pourtant ce qui arrivera, si l’onjette dans ce gobelet quelques aiguilles à cou-dre , qui feront bouillonner l’eau forte pen-dant quelque tems. Si après le bouillonne-ment , on en jette d’aurres jusques à 40 , Scsi aïant posé le gobelet sur un plar de terre ,rempli de cendre, Sc posé sur des charbonsardens , pour y entretenir la chaleur pendanthuit heures , on le laisse refroidir, alors ontrouvera l’huile coagulée Sc durcie comme dela cire.
z. Quoique la raison qu’on rend de toutesces opérations, soit particulière à chacuned’elles,on peut dire toutefois avec véritéque leur principe se réduit à celui-ci. Ces li-queurs font composées de parties différen-tes, Sc entierement opposées quant à leurforme. Les unes fines Sc déliées s’incorpo-rent dans les autres de nature pierreuse. Cel-les-là pénétrent celles-ci, fans pouvoir les di-viser. D.e sorte que chacune de ces petitesentre dans les autres plus grosses, A' hérissechacune d’elles de petites pointes, commeun aiman qu’on frotte dans la poudre d’acier.Ces parties ainsi lardées en lardent d’autres ,& celles-ci d’autres • d’où fe forme la Coagu-lation, qui est d autant plus forte, que les par-ties des deux liqueurs s’uniffent plus étroite-ment, ou pour parler mieux, que les partiesde qualité pierreuse ont été plus dures, Scpénétrées avec moins de facilité.
Les parties des liqueurs, qui se coagulent ,ne sont point douées de qualités que nouschoisissons à plaisir, pour rendre raison deseffets qui résultent de leur mélange. J’en ap-pelle au jugement des Chimistes. Les li-queurs qui fe coagulent , ne contiennent pastoutes les unes des sels acides, les autres dessels alkalis, celles-ci des matières métalli-ques , sulphureuses , oléagineuses. Or la qua-lité des unes est de pénétrer Sc de s’incorpo-rerr les autres de résister à cette incorpora-tion. Il n’en faut pas davantage pour justi-fier ma conjecture. Au surplus jeconviens que.ce n’est qu’une conjecture, Sc que si jamais lanature s’est cachée aux yeux des hommesdans ses opérations, c’est fans doute dans leseffets dont je rends compte. E11 donnant unsystème, on ne prétend pas toujours satis-faire. On cherche feulement à s’appuier furquelque vue pour des nouvelles expériences.Comme il s’agit ici de la COHESION desparties, voie r ce terme.
COALITION ou COALESCENCE. On faitusage de ce terme en Physique pour exprimer
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