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Hire , Astronome de nos jours. Celui deKepler étoir auflì défavorable à la prédictiondes deux Philosophes que je viens de citer.Il vouloir que les Comètes fe fovmallent dansles airs, comme les poissons dans les eaux,& il fondoit cetre opinion fur les observa-tions qu’il avoir faites fur la Comete qui pa-rut en 1607. Pour apprécier ce sentiment, ilfaut voir la Relation très-curieufe de cetteComete que ce Savant publia en 1608 , & laCometographied’//t:'vi;/iw5, où celui-ci pous-se cette idée encore bien plus loin , &c celaavec des raifonnemens & des preuves fi for-tes , qu’il avoir formé un parti.
Jean Regiomontanus , est le premier qui aitdonné la maniéré de trouver la grandeur desComètes , leur distance de la terre , leur vrailieu dans le ciel & leur mouvement. Keplerconjectura ensuite que les Comètes iraver-loient librement les orbites des planètes, &cque leur mouvement ne différoit guéres dumouvement en ligne droite. Supposant cemouvement , Hévélius observa plusieursComètes mais ces calculs ne se trouvèrentpas, dans cette supposition, d’accord avec sesobservations. Il jugea que la route des Co-mètes devoir fe faire dans une ligne, qui secourboit vers le soleil.
3. Jusques-lâ on n’avoit encore que des ob-servations vagues, qui n’écoient fondées furrien. M. de CaJJîni voulut à la fin savoir àquoi s’en tenir. Il falloir pour connoître lesComètes les épier en quelque forte par desobservations différentes & réitérées. C’estauflì par-là que M. de Ca£lni chercha à lesdévelopper. D’abord il reconnut que cescorps célestes paroiffoient dans le mcme lieuduciel, où l’on en a observé autrefois, tk quele moment des tems où elles avoient parus’accordoit parfaitement avec celui des remsoù elles paroiíloient. Cela posé, cet Astro-nome conclut que les Comètes dévoient errerangées parmi les corps célestes permanens,qui tournent autour d u soleil dans des or-biresfortexcentriquesj&quiparconséquent nesont vùs, que quand ilsdescendenr dans leurpérihélie. (Voïez De Cometis.) Ce sentimentune fois reçu, M. de Cafiîni a donné laméthode de calculer le mouvement des Co-mètes comme celui des planètes.
Enfin M. Newton, après des observationstrès exactes , car il en faut toujours venir làdans des discussions astronomiques, a dé-montré que les Comètes fe mouvoient dansdes sections coniques, aïant leur foie r aucentre du soleil, & qui avec des ratons tirésde leur corps au soleil, décrivoient des airesproportionnelles nux tems. ( Princ. Phll.r.atur. L. III. ) Qn croit que cette section
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conique est une ellipse très-excentrique. Plu-sieurs Astronomes veulent que ce toit uneParabole ; mais M .s'Gravejande prouve quel-les ne peuvent décrire d’autres courbes que desellipses. ( Phyjìc. Elem. Tom. II. ) Quoiqu’ilen toit M. Halley se sondant sur les princi-pes de M. Newton , a donné des réglés pourcalculer avec la derniere exactitude le mou-vement des Comètes. ( é'aqctes TransactionsPhilosoph. n°- 1881. pag. 118, & Acla eru-ditorum , 1707 -, pag. 177. ) tellement qu’ila osé prédire , à l’exemple de M. JacquesBernoulli , le retour d’une Comete. Il y aplus x suivant M. Halley les Comètes de1456, 1 ;z 1, 1607 & 1881 , n’étoient qu’uneComete , dont la période est de 7.5 années 5de façon que certe Comete repnroîcra en 1758.
II est lans dóute agréable de savoir pré-dire une Comete. Rien ne flatte plus leshorn-mes que de lire dans l’avenir. Je pense qu’uneconnoilsance de cette nature ne pourroitquetìater une certaine chlTede Lecteurs. Quand011 laie la théorie des Comètes , telles dontje viens de donner une idée, il ne restequ’une feule observation à faire, c’est debien mesurer 1 angle d’inclinaison de l’orbitede la Comete sur l’écliptique.
4. J’ai dit que les Comctes croient des planètes,c’est-à-dire des corps d’une nature solide,compacte, durable, qui ne brillent qne par lalumiete du soleil , qu’ils réfléchissent, &cque nous ne volons que dans leur périhélie.Tous les Astronomes s’accordent en ce point.Mais ils ne pensent pas unanimement fur cequi forme leur chevelure & leur queue. Def-cL/vcs attribue l’une & l’autre aux raïonsdusoleil qui se réfléchissant du corps de la Co-mete , forment en fe réfractant, ou la queuede la Comete ou la chevelure, selon les di-vers aspects ou situations de la Comete à l’é-gard du soleil & de la terre. M.. Newton veutque la queue soit formée par une longuetraînée de fumée qui exhale de cette planètepar la chaleur véhémente que cause sur ellele soleil ; car cette queue paroît toujours ducôté opposé au soleil. Ce grand homme amême calculé la chaleur qu’avoit dû souffrirla Comete de 1680, qui paíía au-dessus de lasurface du soleil, jusques à un sixième de for»diamètre ; & il a rrouvé que cette chaleurdevoir être 2.000 fois plus grande que celled’un fer rouge.
M. de Mairan attribue la queue de la Co-mete aux parties de l’atmospbete solaire,quien se détachant au passage de cet astre*viennent se ranger derriere lui en forme decône. Sur l’observation de la Comete de 1744M. de Cafjìni pense que certe queue est for-mée par une émanation des particules <jui