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Tome premier.
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C O M

Joannes Çottunius , Bankolomatis Masrius ,Bonavcntura Bdlultts , Francisais Rejla ,Raphaël Ader^a , Nicolas Cubée , Bartholo-moeus Atúcus, Llkavius , Félin us , LudovicusColombus , Cornélius Franchipanius, Bolnea-nus , Ticho, & Longomontanus ; ( j’ai taitmention des Auteurs modernes dans cet ar-ticle. j

COMMA. Terme de Musique. C’est la neu-vième partie d’un ton , ou l’intervalle parlequel un ton parfait passe à l’imparfait. Cha-que ton mineur contient dix Comma. LeComtna set t à faire voir la justesse des con-íonnances.

COMMENSURABLE. Epithete qu’on donneen Géométrie à des grandeurs qui ont unecommune mesure, c’est a-dire, qui lont me-surées exactement par une íeule & mêmegrandeur-,de façon qu’entre deux grandeurssi l’on trouve une troisième qui loir partie del’une & de l'autre, ces deux grandeurs lontCommenj'urables. Les nombres entiers ou frac-tionnaires font CommenJ’urables, lorfqu’ils fontdivisés exactement par d’autres nombres. Lesnombres sourds (owtCommensurables ,qui étantréduits à de moindres termes, font entre euxcomme une quantité rationnelle, est à uneautre quantité rationnelle. On dit encoreCommenfurakle en puissance , lorsque les quar-tés de deux lignes peuvent être mesurés parun leul & même quarré. Ainsi la diagonaled’un quarté, qui est incommensurable avecson côté, est Commensurable en puissance ;puisque cette diagonale étant l’hypothenuíed’un triangle rectangle, dont le quarté estégal aux quartés de deux côtés, doit être dou-ble d’un des deux côtés qui lont égaux.

COMMUN. Ce terme ne va jamais leul. Ondit Commun Diviseur , Commune Alésa re ,Commun Raïon. Par Commun Diviseur , onentend un nombre qui en divise exactementd’autres. De même par Commune Aíesure ,celle qui mesure deux ou plusieurs quantitésfans reste. Et par Commun Raion , ou Raïon, une ligne droite tirée parle pointde concours de deux axes optiques, par lemilieu de la ligne droite, qui passe par le cen-tre de la prunelle de l’œil.

COMPAGNIE. On fous-entend REGLE. C’estune Réglé d’Arithmétique, par laquelle ondivise un nombre donné proportionnellementà plusieurs autres. Elle peut être simple oucomposte.

Dans la Réglé de Compagnie simple on di-vise un nombre donné proportionnellementà plusieurs autres donnés, fans les changer.Exemple. Trois períonnes fe font associéesdans une affaire. L’une a donné 150 livres ,l’autre too livres, la troisième 50 livres; &

COM jql

le revenu de ce fond est de 60 livres. Quelleest la part de chacun dans cette somme?Poursatisfaire à cette question , il n’y a qu’à divi-ser 60 en trois parties proportionnelles auxtrois nombres 150, 100, & 30 : ce qui fetrouve par cette régie de proportion. Si lasomme des trois mises, qui est zoo livres,a donné 60 livres de profit, que donnera150 livres, qui est la mise du premier ? Ontrouvera 30 livres. Pour celle du second , ondira 300 : 60 : : 50 : 10. La part du troi-sième est donc 10. En effet, ces trois nom-bres 30 , 20 , 10, dont la somme est 60, foncproportionnels aux trois mises 150, 100,6c 50.

2. On entend par Réglé de Compagnie compo-sée , une Réglé de Compagnie , où l’on diviseun nombre proportionnellement à plusieursautres avec des conditions qui changent cesnombres. Ces conditions font le tems, quiconcourt avec l’argentá rendre le fond plusou moins lucratif. Dans cette Réglé qu’onappelle austi Réglé de Compagnie par tems ,la mise neutre pas feulement en ligne decompte ; mais aussi le tems où cette mise aété fournie, étant juste que celui qui a don-né une certaine tomme depuis deux ans , ga-gne plus que celui qui ne l’a avancée que de-puis une année.

La réglé générale que suivent les Arithmé-ticiens pour ces Réglés, est de multiplier lamise de chacun , avant que de venir à la ré-partition par la Réglé de trois. Mais cetteRéglé n’est pas exacte. Suppofonsqu’un Com-merçant négocie lur un fond de 1000 li-vres depuis un an , & qu’un autre a u boutd’une année fe joigne à lui en mettant aullìla même somme de 1000 dans la Société.Supposons encore que ces deux Cominer-çans comptent au bout d’une annce. Selon laRéglé ordinaire , le profit de celui qui a mis1000 livres depuis 2 ans, doit être doublede celui qui l’a mis depuis un an. Erreur.Quand le fécond a mis 1000 livres, les 1000livres du premier étoient déja améliorées d’uncertain provenu du commerce d’une année :elles valoient donc déja une certaine somme.On doit donc partager le gain dans la pro-portion de cet accroissement. II y a plus.Afin de rendre cette Réglé juste , il ne fau-droit pas supposer que le profit augmentecomme le tems, ainsi qu’on le fait ; mais on >devroir avoir égard à cet accroissement degain suivant le tems, accroissement qui , parrapport à la nature du commerce, peut êtresusceptible d’une infinité de variations.

COMPAS. Ce terme est bien général. Il signi-fie un instrument, ou plusieurs instrumens ,qui fervent à diverses opérais>ns dans laGéométrie pratique & dans les Arts : de forte