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& la lumière paroi r de différentes Couleursdans les différentes parties du vase. (Eltmensde Physique , L. F. Ck. XXIF. )
Voilà toute la substance, tout le brillantde la théorie de Newton sur les Couleurs.Lorsqu’elle parut, son éclat offusqua bien desPhysiciens. Prévenu fans doute d’un certainmerveilleux , dont on la croioit révétue , onse hâta de répeter l’expérience du prisme deNewton , & cette hâte la fit manquer. M.Mariotte , un des plus fins observateurs dela nature , ne put trouver les sept Couleursprincipales dans l’ordre que Newton avoirétabli.Elles étoient toujours mêlées ensemble,Sc les raïons changeoient de couleurs. Voicil’expérience de M .Mariotte.
Aïant exposé au trou de la fenêtre d’unechambre obscure un prisme , les ratons delumière brisés par ce verre, peignirent lesCouleurs de Newton à la distance de r; à ;opieds. De ces Couleurs un peu melées, M.Mariotte choisit le rouge pour la décompo-ser. Il fit p aster ce raton à travers une petitefente faite dans le carton , fur lequel croientreprésentées les Couleurs du prisme » & il lereçut par derrière sur un prisme posé obli-quement. Or il arriva que le raton rouge,qui paroisiòit tel sur le premier carton , futchangé en une belle Con/ewrbleue Sc violette.Il prit de même un raton violet, & il vitnaître une belle Couleur jaune Sc rouge.
Plusieurs Physiciens qui tentèrent en Fran-ce la même expérience ne furent pas plusheureux que M. Mariotte. On commençoitaustì à douter de la vérité du système de l'il-lustre Physicien Anglois, & de son côté lePhysicien commençoit à se plaindre de lamauvaise foi des Physiciens François. Le Car-dinal de Polignac, de P Académie Roïale desSciences, sentit qtsil falloir qu’il y eût là-destous quelque méprise. Convaincu du mé-rite supérieur de Newton , qu'il étoit bien enétat d’apprécier , il pensa qu’un fait avancépar un tel homme, ne devoir pas être niélégèrement. Il conjectura que l’expcriencemanquoit par le choix des prismes. Il fit ve-nir des prismes d’Angleterre ; fit faire l’expé-rienceen fa présence, la conduisit,& elleréuí-sit, M \Gau°er la répéta, Sc malgré les réflexions& réfractions de plusieurs prismes,elle réustìt.f. Après toutes ces épreuves Sc tous les chagrins qu’elles causerent à Newton , il etoitnaturel que ce grand homme jouît en paixde sa découverte non contestée. Mais desCartésiens n’aïant pû le trouver en défautde ce cûté-là, voulurent la lui disputer. Com-pte ilç i’ont déja chicané sur l’ulage qu’il afi}ir des réglés de Kepler , dans son systèmeAstronomique , fur ridée qu’on a prétendu
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qu’il a prise de divers Auteurs, pour I analo-gie établie entre les Couleurs Sc les tons de laMusique, ( Foïei CHROMATIQUE ;) ils ontencore dit, que les découvertes du prismeappartiennent à Fosius. C’est sur les parolessuivantes de Fojsius qu’on crie au vol. P ri-mus ita que color, si tarnen color dicendusfit,&c.c’est-à-dire ;>» Si on pouvoir avancer que Ic» blanc est Couleur , on devroit dire le blanc» est la premiere de toutes les Couleurs. Et» quoique nous n’appercevions pas les Cok-« leurs dans le blanc ou dans la lumière ,u elles y font cependant, car la flamme qui» donne un feu violet , & qui paroît blan-» che ou fans Couleur, paroît colorée , si on» la regarde à travers un verre , ou au rra-» vers d’un verre noirci. Par la même raison» le blanc ou la lumière pure étale à nos» yeux différentes Couleurs lorsqu’elle vient» à nous, après avoir été réfractée par le», prisme ou par une nuée qui se résout en»» rosée. Voici une expérience, continue» Fojjîus , qui fait voir que le blanc eù. unu composé de toutes les Couleurs. Faites un»> trou au volet de la fenêtre d’une cham-•» bre, que vous rendrez austì obscure que» vous le pourrez. Faites entrer par ce rnou„ un trait de lumière, auquel vous aurez» ajusté un verre objectif, ou même que ce» trait de lumière entre simplement dans« la chambre obicurc, par le trou que vous», aurez fait au volet , & vous verrez que» ce trou peindra tous les objets extérieurs» avec leurs propres Couleurs , fur le mur,-, ou fur un linge blanc , que vous lui op-» poserez à une distance convenable , Sc cela,, quoique vous ne voyiez aucune Couleur, que» vous ne voyiez que du blanc dans le point,,, auquel tous les raïons font comme mêlés», Sc confondus, au point où les raïons se„ croisent, & dans les lieux qui font fort» proches de l’objectif. Ceux-là se trompent», donc, conclud M. Fojsius ,quiprétendent», que les Couleurs ne sont que des modifica-,, rions de la lumière «. Fojsius , De naturalucis. Voïez austì l ’Examen ù réfutât, desElem. de la Philnfoph. de Newton , C. FII.
La vérité de l’Histoire ne m’a pas permisde distìmuler cette objection que je ne croispas nuisible à la gloire de Newton , bien àcouvert de ce côté-là. J’ai déja qualifié cetteobjection de chicane-, Sc c’est dire en un seulmot tout le cas que j’en fais. Substituons àdes réflexions, qui naîtroient de tout cela,Sc qui í'eroient fort superflues, une instruc-tion utile. C’est la qualité des Prismes, pourfaire réussir l’expérience. Le verre , dont onfait les Prismes, doit être très-pur, fans ta-ches, En? soufflures! , fans raies. Ces quais