D l S
jours deux Dissonances , qui font la sep-tième , & la note sensible. La septième pro-duit toutes les Dissonaces mineures, & lanote sensible toutes les Dissonances ma-jeures.
Quoique les Dissonances faílènt un effetdésagréable, cependant quand on sait lesmarier avec les consonances, elles enrichis-sent bien l’Harmonie. Il faut là beaucoupd’art. Les plus habiles Musiciens n'em-ploient même les Dissonances qu’avec beau-coup de discrétion : ils les préparent, les sau-vent ; 8 c la chose n’est pas aisée. En géné-ral toute Dissonance majeure doit monterdiaroniquement d’un demi - ton ; 8 c touteDissonance mineure doit descendre diaroni-quement d’un demi-ton, ou d’un ton. Bros-j'art prescrit dans son Dictionnaire de Musi-que d’autres réglés : mais ces réglés ne font
Í ioint sondées lur des principes. Les meil-eures dépendent du goût 8 c de 1 oreille. Ilfaut suivre l’un, & consulter l’autre, pouremploïer les Dissonances. Les Mathémati-ques ne peuvent rien déterminer là-deffus.La Physique a néanmoins quelque droit furles Dissonances : c’est de rendre raison del’effer des Dissonances. Entendons - nous.Pourquoi rel ton mêlé avec un autre bleíTè-r’ill’oreiileî On conjecture que deux sons diffo-nans ne font tels, que parce qu’ils ne finis-sent , 8 c ne recommencent jamais ensembleles coups qu’ils portent à l’organe de l’ouïe.De façon que loríqu’un de ces sons en portedeux, l’autre en porte un avec une fraction.Justement cette fraction , ou cette mésintel-ligence, si l’on peut parler ainsi, pour íefaire mieux entendre, cette mésintelligence ,dis-je, empêche leurs chûtes de í'e rencon-trer, & les rend incommensurables, du moinssensiblement. De-là le choc irrégulier dansl’oreille, qui choque l’ame , qui la chagrine ,& qui la bleffe.
Arijtoxene est le premier qui ait parlédes contenances tk des Diffbnances. Ces in-tervalles de sons ont été entierement igno-rés des Anciens, (K CONSONANCE.)( À'oi'eçla Dissertation de M. Perrault , intitulée: Dela Musique des Anciens. Elle est impriméedans ses Œuvres. Voie^ aullì les Nores dumême Auteur fur l’ Architecture de Vitruve,Liv. V. )
DISTANCE. Ligne la plus courte entre deuxpoints. Cette définition est générale & con-nue de tour le inonde; si connue même ,u’on fera austî étonné de la trouver ici, quee voir le terme de Distance , parmi ceux deMathématique. Cependant il y en a peu quisoient si usités. Les Géomètres, les Astro-nomes , les Opticien;, les Pilotes s’en íer-Torne I,
DIS
vent. Les premiers appellent la Distance d’unpointa une ligne, ou d’une ligne à une au-tre, ou encore de deux à une surface , la li-gne perpendiculaire tirée du point donné ,ou d’un point pris d’une ligne à l’autre, ou àla surface donnée. Par exemple, la Distancede deux poinrs fur le plan d’une sphere ,comme de deux lieux sur le globe terrestre ,est l’arc du plus grand cercle qui est dé-crit par ces deux points, ou ces deux lieuxautour du globe ; parce que cette portion decercle est la ligne la plus courte qu’onpuiffe décrire entre deux points fur le pland’une sphere.
z. Ceci peut convenir à l’Astronomie. En ef-fet la Distance des astres est l’arc du plusgrand cercle qui paffe par le centre desdeux astres. Si c’est de l’astre à la terre, faDistance est une ligne droite tirée du cen-tre de l’astre au centre de la terre. Il en eftde même de la Distance d’un astre au soleil.On n’a qu’à substituer le mot de soleil à ce-lui de terre , pour y faiíe convenir entiere-ment cete derniere définition. Quant à 1 -Distance de la lune, elle forme seule uneexception. On la détermine aisément par saparallaxe, qui est bien plus sensible à l’égarddu demi-diamétre de la terre. De-là vientmoins de diversité fur cette Distance dansles sentimens des Astronomes, qu’il y en aordinairement. M. de la Hire donne à laplus grande parallaxe i u , i à la
plus petite 54', 5". D’où l’on conclut quela plus grande Distance de la lune à la terreest de 6 j & demi ratons terrestres , & laplus petite de Avant M. de la Hire , Ptolo-mée , 8 c Riccioli avoient trouvée cette Dis-tance ; celui-là de 64 r pour la plus grande »& environ 54 pour la moindre ; celui - ciévaluoit l’une 64 ^ & l’autre 54.
Les Astronomes démontrent que si l’ondétermine jamais avec exactitude la Distancedu soleil à la terre, il sera fort aisé de con-*noître les raisons des Distances des pla-nètes au soleil. Supposant , par exemple ,cette Distance 10 , celle de Mercure au loleilest 4 , celle de Venus 7 , celle de Mars 15 ,celle de Jupiter 52, 8c celle de Saturne 9;.On voir combien il est aisé, après cela.desavoir les Distances des planètes à la terre.Mais comment déterminer la Diflance de laterreau soleil ; Quoique la parallaxe deviennerotules jours plus(ensible,par l'exactitudeaveelaquelle on l’observe aujourd’hui astronomi-quement,néanmoins on n’évaluecetreZ>i/Az/nríqu’avec bien du travail. Les meilleures Sc lesplus expéditives méthodes qui ont été don-nées par Ariflarque de Samos > ( par la Di-chotomie dç la Lune > ) par M, de Caffini ,