Band 
Tome premier.
Seite
294
JPEG-Download
 

i9 4 D O U

innocens qu 'Hérode fit égorger. Weigtl, ajou-rant au Dragon la queue de la petite ourse ,forme de cette constellation les armes deMoscovie.

La constellation du Dragon, est encoreappellée Anguis , coluber arborera conscen-dens , Palmes , Emeritus , Python , Serpens ,6 c Eltanin. Ce dernier nom est celui queles Arabes lui donnent.

DRAPEAU D’ARPENT AGE. Sorte d’instru-ment dont on fe sert dans l’arpentage , pourviler les points qui fixent le contour descôtés du terrain qu’on arpente. C’est un pi-quet haut de 8 à 10 pieds , dont la pointede d est ou s est garnie de fer, & qui porte enliant un Drapeau d’environ de ; pieds 5 enquarté; moitié blanc & moitié rouge, afinqu’on le distingue plus aisément de loin.C’est encore par cette même raison , & prin-cipalement pour un terrain inégal, que l’ex-trémité de ce Drapeau est construite de fa-çon qu’on puisse le mettre fur un secondDrapeau. Il est encore utile de diviíer lapique en pieds, 6c un de ces pieds en pou-ces. Lorlqu’on fait arpenter, onconnoît plusparticulièrement l’itfage de ce Drapeau 8 ccelui de les divisions.

D O U

DOUBLE. Cadran Double. On ne doit pointêtre surpris de trouver ce cadran à l’articlede son épithete : car M. Oughtred , qui l’ainventé, l’a caractérisé tellement par le motDouble , qu’on le connoît plutôt fous lenom de Double cadran que de Cadran Dou-ble. Quoiqu’il en soit , le Cadran Dou-ble est ainsi décrit dans le Dïàionnaïre deM. Stone. C’est un double Gnomon, dontl’un fait voir l’heure fur le cercle extérieur ,6 c faune l’indique fur la projection stéréo-graphique oui y est tracée. Avec ce cadran,M. Stone assure qu’on peut trouver la méri-dienne , l’heure , le lieu du soleil, son lever,son coucher, 6cc. Sc réloudre beaucoupd’atures Problèmes qui regardent le globe.Si le Lecteur n’est pas satisfait de ce détail,j’averris auíìì de mon côté que je n’en luispas trop content. Mais voilà tout ce quej’ai pû apprendre d’un cadran qu’aucunAuteur que je lâche n’a décrit.

DOUBLET. Ce terme, qui est fort usité enGéométrie, est affecté à Raison. On dit doncPaison Doublée , pour exprimer une ra il oncomposée de deux raisons. Votei RAISON.

D U 3

DUEBEH ou DUBBE. Etoile brillante de

DUC

la seconde grandeur, qui est furlepauledela grande ourse. On entend quelquefois sousce nom la constellation entiere de la grandeOurse.

DUC

DUCTILITE’. Nom cpte donnent les Physi-ciens à cette propriété que certains corps,tels que for , l’argent, le verre, &c. ont des’étendre ; propriété qui fait l’objet de leurréflexion. De tous les corps, for est le plusDuctile. M. Boile en a fait les premieresexpériences. Il nous apprend qu’une feuilled’or , qui auroit ;o pouces en quarré, nepele qu’un grain. Ainsi chaque pouce quar-ré ne pèse qu’une partie d’un grain. Or unpouce cubique d’or pèse 6000 grains : donc11 6oco grains font la hauteur ou l’épailseurd’un pouce , la ~ partie d’un grain fera laI îôïcôS partie d’un pouce. D’où il fuit, qu’unpouce cubique d’or doit contenir 300000de ces petites feuilles entassées les unes furles autres.

M. Rohault rapporte dans fa Phyjìque,Part. I. la méthode des Tireurs d’or , quisubdivisent ce métal d’une façon prodigieuse;mais cette maniéré a été recherchée avec plusde soin depuis quelques années. M. de Réau-mur fa examinée par ses yeux & par sesmains ; &c jamais la Ductilité de for ne s’estmanifestée avec plus de force. Voici le calculde cet illustre Physicien.

Un fil d’or n’est qu’un fil d’argent doré.Un cilindre de 45 marcs ne peut ctre cou-vert que d’une once de feuilles d’or. Ce ci-lindre s’étend avec une filière ( morceau defer ou d’acier percé de plusieurs trous iné-gaux ) afin de faire un fil doré. Cela pose,M. de Réaumur fait voir que ce cilindred’argent, qui n’a que 11 pouces de longueur,en acquiert par la filière 13963140 ou1165510 pieds, c’est-à-dire, qu’il devient634691 fois plus grand qu’il n’étoit, aïantprès de 97 lieues de 1000 toises. Le calculn’est pas cependant fini. Comme ce fil doitse filer , il faut le rendre plat , &on f alongepour cela encore d’un septième au moins ;de sorte qu’il acquiert encore environ 14lieues, & il pourroit en acquérir davanta-ge. Bornons-nous là. Fixons notre attentionà l’extension défoncé d’or, dont le cilindrea été couvert : il a acquis ici la longueurdu fil d’argent dont le poids est de 45 marcs.La chose est prodigieuse. L’once d’or a ac-quis 1 11 lieues de longueur. M. de Réau-mur a porté son exactitude jusques à calculerf épaisseur que for a actuellement par unetelle extension ; & il trouve que cette épais-seur ne doit être d^ns les endroits où je fil