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sionne donc de grandes contractions danstous les vaisseaux & dans toutes les "landesde ces endroits. En voilà bien aííez pourobliger la salive , les sucs de l’œsophage, des.intestins , du pancréas Sc de la bile, de seséparer en très-grande quantité. Donc lafraîcheur de l 'Eau facilite Sc hâte la diges-
EAU
ce Docteur veut qu’on boive au commencément du frisson de la sevré une pince oudeux d 'Eau. Cela sait, fi l’on se couche dansun lit, en aï an t foin de se bien couvrir ,onne tardera pas à suer & à se lever sans fièvre.
Les curieux fur les autres propriétés médi-cinales de l 'Eau doivent consulter les livresfuívans : Traité des venus médicinales deTEaú commune , par M. Smith ; Traité desBains froids , par M. Floïer ; un livre duDocteur Browne , qui a le même titre, & leTome III. des Observations curieuses furtoutes les parties de la Phyfque.
Après ce que je viens de dire touchantles effets de Y Eau fur le corps humain , onconçoit aisément que la meilleure Eau àboire doit être celle qui est legere , transpa-rente Sc insipide. Ces qualités en supposentd’autres. C’est la pureté , la subtilité , la flui-dité, Sc l’homogénéiré. Inexpérience nousapprend que Y Eau de pluie est à cet égardla plus parfaite. Tout ce qu’on fait cuiredans cette Eau , a meilleure goût & estplutôt cuit ; preuve qu’elle est plus propreà amollir, à pénétrer route forte d’alimens,Sc à en moins altérer la nature des parties.Le rems le plus convenable pour faire provisiond 'Eau de pluie est le mois de Mars , ou lecommencement du prinrems; parce qu’alorsla terre n’étant pas encore fort échaufféepar les rasons du soleil, qui n’ont pas beau-coup de force , l’air n'est point mêlé d ex-halaisons pernicieuses, dont Y Eau pourroitse charger en tombant. La meilleure ma-niéré de recevoir cette Eau , est d’exposerà l#campagne de grands vases qui reçoi-vent* Y Eau directement des nuées. Cellequi passe par les torts, entraîne toujours avecelle les ordures qui s’y trouvent. Et voilàjustement ce qui rend ordinairement YEaudes citernes mal faines. Rien de mieux pourla conserver, que de grands vases de terrebien fermés, afin que les particules dontl’air extérieur est chargé, ne viennent pas lacorrompre. On lit dans le Tome I. desObservations curieuses fur toutes les part, delaPhyf. qu’un Médecin passant par Arles,fut étonné de trouver dans cette Ville Scdans ses environs de YEau très claire Sc ex-cellente , quoiqtfil n’y air ni fontaines , nipuits, dont YEau soit telle. Il demanda d’oùon la prenoit. La réponse qu’on lui fit lesurprit encore davantage , quand on lui ditque c’étoit de Y Eau Au Rhône , qui baigneles murs de cette Ville ; Sc à cette réponseon ajoura que cette Eau se p lifioit Sc seconservent ainsi dans de grandes jarres deterre, placées dans des caves ciï on la lais-se reposer. De cette maniéré YEau íe cota-
tion.
Mais n’y a-t-il pas à craindre que ces con-tractions qui parodient forcées ne nuisentLux vaisseaux en les affaiblissant ? Non. Aucontraire , elle les fortifie en rapprochantleurs parties & en expulsant ce qu’ils peuventcontenir d’inutile.
Par son poids Sc fa liquidité YEau devientle meilleur de tous les dilsolvans. fies partiesinfiniment petites s’insinuent dans les poresdes alimens-, séparent leurs parties fans vio-lence ; les détacnent les unes des autres Sc lesdésunissent.Lette feule propriété de l’£<z«de-vroit la faire regarder comme une grandeamie de l’estomach, parce que rien n’inte-reíïe davantage cette précieuse partie denotre corps. Outre cela , elle lui est encored’un grand secours, loríqu’il est dérangé.Adoucissant les matières acres ; tempérantSc arrêtant par fa fraîcheur les mouvemensdéréglés des nerfs , elle facilite la sortie desmatières qu’il contient, par la fluidité qu’el-le leur donne ; matières qui l’irritent, le pi-cotent, &c. Je ne prétends pas faire ici nila fonction, ni le personage de Médecin.J’indique les vertus de Y Eau fans les ap-profondir. L’éloge de cet élément est du res-sort de la Physique. Eh quel plus bel élogequecelui qu’on doit tirer de son utilité pourle corps humain ! Parcourons donc succincte-ment les autres qualités de Y Eau ci-devantdénommées.
z°. L’£it« est un purgatif, Sc le meilleurSc le plus innocent-, parce quelle humecte,ramollit , relâche doucement les glandes Scles vaisseaux des intestins, du pancréas, dufoie , Lee. De-là vient que les sucs épais Scgrossiers se délaient Sc sont en état de couler.
3°. L ’EauttYt diurétique. Elle délaie leshumeurs, se charge des sels qui ne scchap-pent gueres que par les reins Sc augmente levolume des liquides.
4°. UEau est émetique. Tout le mondefait que si l’on boit en grande quantité deYEau tiede , il n’est rien qui excite davantageJe vomissement.
5°. Enfin YEau est sudorìfique. Un livreintitulé : Febrìsugum magnum , composé parle Docteur Hanrot , Chapelain du Duc deBéfort , contient plusieurs expériences quilui valent cette qualité étonnante Sc avecelle celle d’être un fébri-fuge. A cette fin,