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grand axe de cette ellipse , ôi dans le petitlorsqu’elle est pleine on nouvelle. Autre uip-poíition. La terre roule de la meme maniéréque ce tourbillon autour de son axe , décri-vant des cercles parallèles à l’équateur , pen-dant que la lune parcourt le plan de l’éclip-tique. . , .
En faveur du grand Descartes, qui mentebien à tous égards quelque prédilection, &pour éviter des reproches de les Partisans ,(qui font en grand nombre) lur cette ex-position , je vais emprunter le secours de lafigure , très-utile pour faciliter rintelligencede son explication.
La matière étherée, qui roule autour de laterre, rencontrant la lune en A ( PlancheXVI. Figure 161. ) fait effort sur cette pla-nète & fur la partie de la terre qui lui estopposée. Ainsi Peau, qui se trouve au dessousde la lune vers le point H, étant plus prefféeque les autres eaux , les pouffe òc les faitélever de tous côtés. Par cette impression laterre placée au centre du tourbillon , lequitte & descend tant soit peu : ce qui cauíeque les parties opposées de la matière éthe-rée y font aussi quelque impression. Ec com-me la teire roule en 24 heures , le point quiétoic en B, paffe en E. Ainsi l’abbaiflement del’eau ôc son élévation parcourent toute sasurface. Mais aussi la dune avance depuis lepoint A vers le point H. C’est pourquoicette période ne s’acheve pas précisément en24 heures. Or la lune étant plus éloignéedans les quadratures se trouvant en H ou G,la matière étherée paffe alors librement &ne fait point d’impression sensible contre laterre. Le Flux & reflux ne doit donc pasavoir lieu pendant ce tems-là. Enfin lorsquela lune est très éloignée du plan de l’équinoxedans les solstices, la pression que cause lamatière étherée, ne se faiíant que de biais ouobliquement , n’a pas tant de force & necause pas un si grand Flux.
Avouons-le fans partialité : voilà un sys-tème , ou si le mot de système sait peine ,disons une explication également simple &ingénieuse. Mais convenons aussi avec lamême sincérité , qu’il est íuíceptible de plusd’uneobjection. Et d’abord on peutdirequela matière étherée est si liquide , qu’elle nefait aucune impression sensible sur les corpsqu’elle rencontre, ou que si elle en fait, lalune doit s’en ressentir. Elle devroit doncaugmenter en vitesse jusques à ce que cettematière lui eût communiqué un mouvementégal au sien. Dans ce cas il fau droit que toutepression ceslàt. En second lieu, il est des plei-nes & des nouvelles lunes où cette planèteest autant éloignée de la terre que dans quel-
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ques quadratures. Ainsi ce n’est pas les con-jonctions de la lune que le Flux & refluxdevroit suivre ; puisqu’il n’y en auroit pointalors. En voilà affez pour faire voir l’iníuffi-sauce de cette explication.
13. Dans le siécle passé, celui-là fut fansdoute bien hardi, qui le premier osa exposerun système sur le Flux & reflux , sur le dé-bris de celui du grand De/cartes. Le ?. Fa tri11e craignit cependant point d’en produireun nouveau. Après maintes suppositions ,moins néceíTàires pour 1 ^intelligence de sonexplication que pour son établissement ; cePhysicien prétend que quand la lune paffepar notre méridien ,une partie de Pair, quiest au-deffous d’elle , ne pèse plus contre laterre, mais bien contre la lune, selon cetreréglé générale , que Pair est un milieu com-mun qui pèse fur le globe le plus proche.Donc Peau n’est pas alors si pressée en cet en-droit. Et comme elle est également prefféepar-tout ailleurs, elle doit s’élever nécessai-rement. Voilà donc la premiere période quifuit le mouvement de la lune. Pour la se-conde, le P. Fabri suppose que les corpsspongieux ont plus d’eau aux pleines lunes.D’où il conclud , que dans ce terns Pair estplus humide & acquiert par-là plus de poids;presse avec plus de fpree, 6c produit ainsi lesplus grandes marées. Cet Auteur tâche en-luite d’ajuster les autres circonstances à sonexplication & d’en rendre raison. Mais envérité , cette supposition rend ce système simince , que je ne crois pas devoir la poufferplus loin.
14. Je le dis hautement: A peu près parles mêmes raisons, je ne parlerai pas du sy-stème d ’Iflaac Vojjìus, qui attribue la cause .du Flux & reflux à la chaleur du soleil ; decelui de Théodore Moret , qui l’explique, ceFlux, par la vertu magnétique de la lune ; nide celui du V. Dej'challes, dont le sentimentest , que la fermentation cause le Flux & re-flux. Je crois devoir terminer cet article pardeux explications célébrés , celle de Newton& de M. Crante -,quand je m’expcseroisà en-courir le mécontentement de ceux que jepassefous silence.
15. Aïant admis comme Kepler, que lalune attire les eaux de la mer plus ou moinsdirectement, selon fa situation, plus ou moinsfortement selon fa distance, Newton dit queleur pésanteur vers la terre doit diminuerlorfqu’elles répondent directement à cetteplanète. Il faut donc pour qu’il y ait équili-bre dans toutes les parties de la mer, que leseaux s’élevent fous la lune afin que l’excèsde pésanteur des collatérales soit compensépar la plus grande hauteur de ces mêmes
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