P R i F À C E. il)
Faute d’y avoir suffisamment réfléchi , ilarrive souvent qu’on se tient en garde d’unemanière indéfinie contre les proce'de's étran-gers à l’économie rurale du pays où l’oncultive. Cependant comment espérer un per-fectionnement sans imitation ? C’est en pre-nant tout ce que l’expérience a prouve' bon,et qu’un jugement éclairé' nous montre ap-plicable, que chacun de nous peut ame’liorerses méthodes , donner autour de lui debons exemples , et augmenter ses revenus.Quel que soit le degre’ d’instruction des cul-tivateurs d’une province, ou d’un canton fl’on ne peut jamais dire qu’ils n’aient rien àapprendre en the'orie , que leurs méthodessoient toujours bien raisonnées, que leurs ins-trumens aratoires soient parfaits, et que l’exé-cution de détail ne laisse rien à désirer. Ceuxqui ont réfléchi sur ces objets savent très-bienque l’agriculture d’un pays se compose d’unassemblage de pratiques sur lesquelles la na-ture des choses a sans doute eu quelqueinfluence, mais dont le hasard surtout adécidé. Prétendre qu’il y a toujours quelque