POURRITURE.
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plus remplie, et semble avoir pris un peu dechair ; les veines de l’œil, des lèvres , du pa-lais sont toujours plus apparentes.
Le 5o , la peau est de'cidèment colore'e , etles veines de la conjonctive sont aussi appa-rentes que possible. Le frein de la langue neparoît pas engorge , ni la base de la membraneclignotante tuméfiée ; mais j’ignore s’il a existe’une infiltration dans ces parties, n’ayant paspense à les examiner avant ce jour-là. J’avoue,d’ailleurs, que j’ignore comment elles sontdans l’ètat de santé de l’animal.
Voilà des faits sur l’exactitude desquels vouspouvez compter , mais ils ne me paroissent passuffisans pour chanter encore victoire ; le tem-pérament de ma brebis, peut-être son état denourrice peuvent avoir beaucoup aidé l’actiondu remède ; d’ailleurs , un exemple ou deuxne sont que des probabilités encourageantes ,à la vérité ; mais il faut, pour entraîner la con-viction, le sceau d’un plus grand nombre d’ex-périences. Je propose, en conséquence à laSociété , d’en ordonner une bien solemnelle,qui soit faite à ses frais , et pour cela , de faireacheter six moulons ou brebis bien décidémentatteints de la pourriture, et dans Un état demarasme bien constaté. Ces animaux serontremis à un des membres sur l’exactitude duquel