DE Mr. LEIBNITZ. 15
Droit, avec cette exactitude & cetteattention qu’il a apporté dès fa plustendre jeunesse à tout ce qui lui i'em-bloit digne de l’occuper.
II lut les anciens Philosophes Grecs, s’attíche& ses réflexions l’amenerent à ne pas àIalec ‘regarder comme chimérique la récon- p"“ 0 „ &ciliation de Platon & d’Aristote. L’e- d’Aútta-xemple de tant de grands hommes qui té *semblent avoir échoué dans ce dessein,ne fut pas capable de le rebuter, & illui arrivoit souvent de passer des jour-nées entieres dans un petit Bois agréa-ble qui est proche de Leipzig (a) à mé-diter fur ce sujet. Que si les efforts deM. Leibnitz n’eurent pas pour le Pu-blic tout le succès qu’il s’en promet-toit, au moins ne furent-ils pas inuti-les pour son instruction particulière.
II se rendit familiers les principes deces deux sublimes Philosophes ; il en-trevit ce qu’ils avoient fait, & ce quirestoit encore à faire; enfin il y pritdes vûës qui lui ont beaucoup servi endiverses occasions, & surtout en deuxcirconstances remarquables , la pre-mière lorsqu’il publia le Traité deNi-zoli, & la seconde lorsqu’il établit leSystème de l’Harmonie Préétablie. IIest aisé d’y reconnoître plusieurs idéesde Platon.
Des
00 Nommé le Rostnial ,