DE Mr. LEIBNITZ. 25
en foule à son imagination, il en choi-sie un qui paraîtra, & qui est en effetun peu bizarre. Ce fut d’extraire des Par quelLivres des plus célébrés Chymistes&Alchymistes les termes les plus obscurs, à»."'
& d’én composer une Lettre qu’iln’en-tendoit pas lui-même. Elle parvint auDirecteur, qui d’abord la lut aux Mem-bres de la Société. Moins on y com- Hon- •prit, plus on augura favorablement de nei , ,r * .celui qui l’avoit écrite; il pasla prés- f“ it ” nlluque pour un Adepte;onl’invitaàassis-ter aux Conférences, on l’introduisitjusques dans le Laboratoire , & sesdiscours satisfirent tellement toute l’As-semblée , qu’elle joignit d’abord desappointevnens raisonnables à la placede Secre taire qui fut créée en fa faveur.
On lui confia le foin de tenir un Regîtreexact des Expériences qui se feraientdans la Compagnie, & de tirer des E-crivains les plus estimés ce qu’il juge-rait pouvoir fournir de nouvelles vues.
11 aûroit été dommage que M. Leib- nanscejnitz eût employé la vigueur de son emrefai-esprit, & ses plus belles années, dansdes occupations aulsi frivoles que celles )ancedont une Société de gens fi peu in- avec lestruits, & dirigés par un Ecclésiastiqueignorant, ou peut-être fourbe, vou- bourgssoient le charger. Sa bonne fortune ypourvut d’une maniéré avantageuse &inespérée.
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