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Tome premier.
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DE Mr. LEIBNITZ. 165

ment certaines limites; car il faut .detoute nécessité, que Faction des Créa-tures soit proportionnée à leur état es-sentiel , ct qu’elle s’exécute selon lecaractère qui convient à chaque ma-chine. Or M. Leibnitz met une Har-monie continuelle entre deux substan-ces, qui n’agissent point l’une surl’au-tre. Personne n’a poussé plus solide-ment cette objection que Bayle, ct per-sonne n’a mieux compris le fort ct lefoible de l’Hypothese en question, quece célèbre Ecrivain (a).

Mais tout cela n’empêche pointqu’on ne doive rendre justice à la péné-tration de M. Leibnitz, & qu’on n’aitraison de l’estimer un profond & sub-til Métaphysicien. Certainement sesprincipes partent d’un génie sublime»ils forment un Système bien lié, ctilsne tendent qu’à donner une merveil-leuse idée de l’intelligence du Créa-teur. S’ils ne font pas à l’abri d’erreurs,il faut peut-être s’en prendre moins àl’Auteur, qu’à l’objet de ses recher-chés. Comme la Métaphysique man-que de définitions certaines, de prin-cipes sûrs, universellement reçus, on

mar-

(“*) Voyez son Dictionnaire, Article Rori«BI u S. M. Leibnitz a souvent renouvelié 1*plainte de n'ftre point entendu sur cette matiè-re , même de ses plus grands adversaires.

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